L’Équipe sur le terrain avec TVU Networks…

Neuf années déjà que L’Équipe travaille avec les moyens de transmission par agrégation de lignes cellulaires ; et TVU Networks depuis son arrivée sur la TNT. Retours d’expériences…

« Nous avons débuté avec les systèmes LiveU. À cette époque, les patrons des rédactions imaginaient que ces nouvelles solutions de transmission allaient sonner le glas des cars SNG, » raconte Patrick Vautier, directeur technique de la chaîne L’Équipe. « Qu’il suffirait de partir avec une caméra, un petit sac et un câble… » D’une certaine manière, ils avaient vu juste au regard des contributions légères.

Même s’il s’est agit d’une petite révolution en 2010, confère le directeur technique de la chaîne, il fallut essuyer les plâtres et les écueils d’utilisation de telles solutions à une époque où régnait la 3G, ses réseaux saturés de MMS au moment des matches, lesquels rendaient la tâche difficile, tant pour les directs que pour l’acheminement des images. « Nous avons vite compris à cette époque que les essais fructueux d’avant match étaient bien loin des résultats escomptés durant et après ceux-ci ; il fallait donc trouver des paradeset notamment ne pas déconnecter en prévoyant assez de batteries, » se souvient Patrick Vautier. Sans compter que les journalistes reporters d’images (JRI) ne partaient plus en compagnie d’une équipe : « lâchés dans la nature, les premières technologies ne leur permettaient pas de s’affranchir des potentiels problèmes techniques, même si les procédures de connexion étaient déjà grandement simplifiées. »

Deux, c’est mieux qu’un !

Les deux serveurs de réception TVU Networks au nodal de L’Équipe…

Pour la direction technique de la chaîne, ce qui comptait à l’époque, et qui est toujours d’actualité, était de ne pas être tributaire d’un unique système : « C’est pourquoi nous avons rapidement choisi d’équiper la rédaction de L’Équipe d’un second système : TVU Networks, souligne Patrick Vautier, depuis 2012, dès le passage de L’Équipe TV à L’Équipe 21 sur la TNT devenue L’Équipe en 2016».

Entre temps, la 4G LTE est arrivée, la taille des packs a été réduite, notamment avec le TVU One TM1000, les connexions aux réseaux se sont fiabilisées et simplifiées. Et les matériels font désormais partie de la vie des JRI. « Après avoir maîtrisé cette nouvelle façon de travailler, nous parvenons aujourd’hui de manière légère à transmettre 6 Mbit/s en qualité HD, en ayant au passage considérablement réduit les coûts de contribution. »

Côté exploitation…

Au traffic diffusion de la chaîne, « ce sont aujourd’hui 4 flux en réception TVU (deux par serveur) et deux flux de son concurrent que nous utilisons au quotidien, précise Jean-Guy Blum, technicien de maintenance audiovisuelle et informatique. Pour Maxime Bidan, opérateur traffic diff’, TVU est d’une « utilisation intuitive et simplissime, nous prenons la main sur les matériels à distance, assignons le N-1, libérant le journaliste de toute contrainte technique. » Il apprécie notamment la possibilité de modifier le delay des équipements TVU : « cette option uniquement disponible chez TVU nous permet d’obtenir une meilleure qualité vidéo en réception, notamment pour pallier un réseau à débit limité ou fluctuant

Au traffic diff’ de L’Équipe. Maxime Bidan, opérateur traffic diff’ : « TVU est d’une utilisation intuitive et simplissime, nous prenons la main sur les matériels à distance, assignons le N-1, libérant le journaliste de toute contrainte technique.»

Du côté des JRI, la satisfaction est bien présente, et davantage à mesure que les matériels connaissent des évolutions en termes d’encombrement. L’Équipe étant passée au TVU One dès sa sortie, « qui a permis de gagner en compacité, en légèreté et en efficacité sur le terrain avec des batteries intégrées, » souligne Jean-Guy Blum. « Notre prochaine évolution sera sans aucun doute le passage à la version HEVC, complète Patrick Vautier. Avec une réduction de la consommation de data sans compromettre la qualité d’une part, et avec un gain en autonomie d’autre part, le HEVC étant moins énergivore… »

« Le TVU One TM1000 a permis de gagner en compacité, en légèreté et en efficacité sur le terrain avec des batteries intégrées, » souligne Jean-Guy Blum, technicien de maintenance audiovisuelle et IT de la chaîne L’Équipe.

Sur le terrain…

« Pour le terrain, nous avons pris l’habitude de fonctionner avec plusieurs jeux de cartes SIM, précise Jean-Guy Blum. Orange/SFR/Bouygues pour la France, histoire de faire face à toutes les éventualités propres aux couvertures de chaque réseau pour notre TVU dédié à la France ; Orange/Vodaphone pour celui officiant en Europe ; et des cartes 3HK pour le reste du monde. »

Une stratégie qui permet de faire face à près de 85 % des situations tempère Patrick Vautier. « Afin de pallier de fâcheux aléas de réseaux cellulaires, telles que des fréquences différentes du reste du monde, nous avons pris l’habitude, pour certains pays, de louer des unités TVU supplémentaires auprès de Magic Hourlesquels sont livrés à nos équipes dans le pays de destination. C’est par ailleurs l’option que nous avons choisie pour la couverture de la prochaine Coupe du monde de rugby qui se déroulera au Japon. »

Au quotidien

Depuis le traffic, les signaux TVU parviennent à la régie de la quotidienne L’Équipe du soir…

Si L’Équipe a déjà exceptionnellement utilisé les solutions TVU Networks en tant que contribution vers sa régie finale pour quelques matches réalisés en direct sur le lieu de captation (basket-ball, volley-ball en rencontres locales), l’utilisation principale demeure l’acheminement quotidien de sujets et d’intervention en direct pour la quotidienne de la chaîne, L’Équipe du soir : « On estime à quelque deux heures d’utilisation quotidienne, assure au traffic Maxime Bidan, qu’il s’agisse des packs TM1000 en itinérance, comme l’utilisation de l’application TVU Anywhere pour Smartphones.

Un système « bluffant » selon Patrick Vautier : « Nous atteignons des débits de 5 Mbit/s et un rendu tout à fait valable pour une exploitation broadcast de complément sur le terrain. » L’application permet en effet à une vingtaine de journalistes du quotidien papier L’Équipe envoyés aux quatre coins du monde ou correspondants en région, et aguerris à l’exercice télévisuel, d’intervenir pour la chaîne ou pour le site Web…

Mais pour une chaîne 100 % sport telle que L’Équipe -et ses synergies tri-média télé/print/Web-, avec des apports quotidiens d’images en provenance de ses journalistes, le support TVU Networks est un atout: « tant avec les techniciens de Magic Hour qui tiennent à jour nos solutions clef en main, que le support TVU en France et à l’étranger, toujours paré à satisfaire nos demandes, » conclut Patrick Vautier.

Les pilotes Atto 100 % compatibles Apple

Atto Technology vient de rendre disponibles les pilotes de ses solutions FastFrame 3 10/25/40/50/100GbE NICs à destination des utilisateurs Apple. Sortie en février dernier, cette gamme d’interfaces 10 à 100GbE à faible latence (1 µs) destinée aux workflows collaboratifs couvre désormais les univers Windows, Linux et Apple.
Le constructeur à par ailleurs annoncé la prise en charge des nouveaux Apple Mac Pro et du nouveau système d’exploitation Catalina, tant pour ses solutions FastFrame (GbE), que Celerity (Fibre Channel), Express SAS, ThunderLink et l’ensemble logiciels associés (ATTO ConfigToolXstreamVIEWXtend SAN iSCSI Initiator, Express NAVand QuickNAV).

Embrionix fournit des solutions de monitoring et de conversion 25GE à Radio Canada

Embrionix a annoncé le choix de Radio-Canada pour ses nouvelles solutions de monitoring et de conversion 25GbE à destination du son nouveau centre de diffusion basé à Montréal. Déjà l’année dernière, l’organisme de diffusion canadien avait choisi les produits Embrionix pour ses besoins de conversion HD, UHD IP et SDI.
Embrionix souligne avoir rendu compatible en 25GbE l’ensemble de son portefeuille de solutions IP, annonçant que ses SFP emVIEW, emFUSION-3 et emFUSION-6 sont désormais disponibles en 25GbE single ou multimode, permettant ainsi de réduire significativement les coûts de la migration vers l’UHD.

Magic Hour accompagne la migration de TBWA\Else sur Quantum Xcellis

Six ans après la création de son studio de postproduction, TBWA\Else, la filiale production de l’agence TBWA\Groupe, fait une nouvelle fois appel à Magic Hour, pour le redéploiement de son infrastructure de stockage avec une mise à jour majeure, toujours sur une base Quantum StorNext.

« De 40 To utiles installés en 2013 au lancement du studio, nous avons multiplié par plus de 4 nos capacités de stockage », lance Benjamin Piton, directeur du studio. Des besoins accrus qui s’expliquent certes par une mise à jour matérielle nécessaire après 6 ans d’activité, mais aussi « des besoins davantage en adéquation avec la croissance du studio, qui traite à ce jour la majorité des projets initiés par le groupe, » souligne Maxime Boiron, CEO de TBWA\Else.

Migration totale

Cette évolution, qui consiste à la fois à accroître la souplesse du système pour tous les intervenants et à améliorer les vitesses de traitement et les capacités de stockage, a reposé sur une « migration totale de l’ancien système Quantum StorNext initialement de 40 To utiles avec une librairie LTO, » précise Florian Villelégier, ingénieur technique en charge du projet TBWA\Else chez Magic Hour. Pour que TBWA\Else gagne en souplesse de travail, en performances et en capacité de stockage, l’idée fut de changer l’ensemble : de nouvelles baies de stockage et de nouveaux contrôleurs de métadonnées et de nouvelles librairies LTO

 

Séance d'étalonnage sur Davinci Resolve

Séance d’étalonnage sur Davinci Resolve

Xcellis Worflow Director & StorNext 6

C’est ainsi que se sont imposées les nouvelles solutions Quantum Xcellis sous StorNext 6, et un mix approprié entre stockages on-line et near-line avec la création de deux file systems : un pour la performance, de 70 To utiles à 3,8 Go de bande passante ; un second, plus capacitif de 100 To utiles. « Une bande passante doublée », selon Benjamin Piton. Côté archivage, si TBWA\Else dispose d’un fonds conservé en LTO6, il s’est agi de passer en LTO8, en conservant bien sûr la possibilité de restaurer tout projet LTO6 pour réutilisation et la possibilité de le réarchiver en version 8.

« Une mission que remplit parfaitement la librairie Scalar i3 équipée d’une licence pour 50 slots, ses 3 lecteurs LTO8 et le lecteur LTO7 dédié à la restauration des archives antérieures. Et des avantages notoires côté exploitation : plus de capacité et plus de rapidité, » insiste le directeur du studio.

Session de Flame sur station Linux

Session de Flame sur station Linux

Les stations du plateau 3D et motion design de Else

Les stations du plateau 3D et motion design de Else

 

 

 

 

 

 

 

 

Capacité & hautes performances

Avec des projets de plus en plus gourmands en termes d’espace disque et de débit en lien avec les formats de tournage les plus exigeants (Phantom, Arri, Red…), l’objectif pour le studio, compte tenu de leur diversité et multiplicité, était de bénéficier d’une bande passante suffisante pour effectuer une lecture de ces formats en temps réel aussi bien aux étapes de finalisation (étalonnage et SFX), que de préparation du projet (génération des dailies de tournage), et d’avoir accès aux 2 file systems soit en SAN, soit en partage NAS sur l’ensemble des workstations Windows, Linux et Mac OS.

« Cette gestion du stockage capacitif et du stockage à bande passante élevée a résolument contribué à gagner en efficacité pour la gestion des projets, et à améliorer le confort des opérateurs à travers les temps d’accès aux médias toutes opérations confondues, » conclut Benjamin Piton.
TBWA/Else en chiffres

TBWA/Else en chiffres

mSpeed Pro, le stockage hybride

Système de stockage hybridemLogic vient de commercialiser le mSpeed Pro, un système de stockage hybride attachable en Thunderbolt 3 sur MacOs et Windows. Il est adapté à la fois aux opérations d’étalonnage, montage audio et vidéo et au VFX et permet d’archiver sur le long terme les médias sur LTO7 ou LTO8 (+ de 30 ans). Côté vitesse de transfert, il affiche quelque 2600 Mo/s. Enfin, il peut accueillir jusqu’à 11 disques 2,5 ou 3,5 pouces (SAS II ou SATA III 6 Gb/s, mécaniques ou SSD) en Raid 0, 1, 5, 6, 10 ou JBOD. Le passage SAN/LTO et LTO/SAN s’effectue en mode drag and drop avec le mLogic Linear Tape File System (LTFS)…

TVU Networks intègre l’offre graphique de Singular.live dans TVU Producer

TVU Networks s’est associé au fournisseur de solution graphique Singular.live pour enrichir la bibliothèque de TVU Producer, son outil de production Live basé sur le Cloud. Destiné à la création de programmes multicam en direct à destination des plateformes de médias sociaux et de diffusion Web, TVU Producer intègre désormais une bibliothèque d’habillage enrichie. Elle est adaptée aux formats news, sports et concert, et permet à tout utilisateur de créer son propre design, sans formation particulière. La combinaison TVU Producer/Singular.live se veut originale, facile d’utilisation sans compromis sur la qualité. Elle est résolument un moyen de dynamisation à faible coût de toute production « Cloud ».

Embrionix : mini convertisseur SFP UHD vers SD/HD/3G

L’emSFP ST2110 est un convertisseur miniature UHD vers SD/HD/3G. Il permet la visualisation de contenus 4K sur un moniteur HDMI pourvu d’une résolution inférieure à l’UHD ou 4K tout en conférant à l’image une qualité de précision des contours et de piqué optimaux à partir des signaux IP du signal d’origine.
Ce convertisseur permet également à tout multiviewer ou moniteur SD/HD/3G d’être utilisé lors de production 4K UHD. D’un point de vue économique, il est par ailleurs une solution idéale pour une utilisation en amont sur des multiviewers basés sur des PC, limités en entrées UHD, ou lorsque les coûts de traitement en termes de puissance, d’affichage et d’investissement s’avéreraient non consistants avec l’utilisation de tels signaux.

Omnitek : l’Ultra TQ rasterize de près

Disponible à la vente et à la location, l’Ultra TC d’Omnitek est un rastériseur à destination des workflows 4K et UHD adapté à la demande de contrôle de qualité des données en usage lors des opérations d’étalonnage. Puissant, sophistiqué, convivial, son ergonomie a été particulièrement travaillée pour satisfaire tous les opérateurs des postes de la postproduction en lien avec les images 4K/UHD de tous les formats SDI en standard, et les signaux IP SMPTE 2110/2022-6 en option.

Côté audio, outre le monitoring AES/EBU, il analyse et décode également les signaux Dolby E et D et a la capacité à « dé-embedder » du contenu audio SDI/2110/2022-6 vers des sorties AES/EBU. L’Ultra TQ est fourni avec tous les outils attendus par le broadcast : monitoring waveform, vectorscope, état vidéo, vu-mètres audio, état audio, timecode logging

 

 

EIZO : nouvelle version de ColorNavigator pour moniteurs ColorEdge

ColorNavigator est une solution logicielle de gestion des couleurs et du contrôle qualité des moniteurs haut de gamme de la gamme Color Edge d’Eizo. Les utilisateurs de ColorNavigator 6 et Color Navigator NX peuvent désormais se tourner vers la nouvelle version 7 du logiciel. Cette nouvelle version produit des résultats prévisibles bien sûr pour la création vidéo, mais aussi désormais pour la photographie, la conception et l’impression. Elle inclut plusieurs modes de couleurs et permet de calibrer chaque mode couleur de sorte que l’utilisateur n’ait pas à les gérer individuellement.

Outre la planification de recalibrage automatique, elle propose également une émulation de film avec 3D LUT afin de faire correspondre l’apparence du film sur le moniteur (Sur les CG2730 et CG2420). Enfin, afin de maintenir les paramètres d’étalonnage avec différents postes, les informations d’étalonnage effectuées par l’administrateur sont enregistrées sur chaque moniteur ColorEdge au lieu du système d’exploitation. Cela signifie que les utilisateurs n’ont pas besoin de recalibrer le moniteur, même s’ils utilisent un autre poste.

 

Télécharger ColorNavigator 7

L’ingénierie visuelle a un nom : Spline

Ils sont jeunes, ils ont des idées, ils sont innovants. Bienvenue chez Spline. Quatre associés, des projets qui affluent… La jeune société lancée en avril 2018 et basée à Aubervilliers vient d’acquérir une Phantom Veo 4K Vision Research chez Magic Hour…

Vous avez vu les Vœux 2019 de TF1 (et leur making-of) ou encore découvert le clip vidéo de Youssoupha et son titre Polaroïd Expérience  (et son making-of) ? Alors vous avez déjà eu un aperçu des facultés de Jarvis, le robot de motion control de Spline, en tant qu’opérateur de prise de vue, mais aussi comme comédien !

 

La Phantom VEO 4K et Jarvis sur le plateau de tournage des Vœux 2019 de TF1.

 

« Notre robot 6 axes, Jarvis pour les intimes, est la clef de voûte de Spline. Nous possédons aussi notre propre département VFX et pouvons assurer la postproduction de nos prestations. Avec l’ambition de devenir un acteur important de l’ingénierie visuelle, annonce Romain Bourzeix, gérant et co-fondateur du studio.» Sur la question de l’«ingénierie visuelle», Romain la décrit comme «l’expertise et le savoir-faire permettant de produire des images irréalisables sans techniques et technologies originales et novatrices».  

Alors qu’en France des confrères de Spline ont aussi développé leur solution, en Europe et en France, les spécialistes de ce type de prestations ne sont pas légion. « Développer notre propre solution était à nos yeux une manière de proposer un nouvel outil flexible, alliant agilité, artistique, technologie, tournage et postproduction... »

 

Chez Spline, tournage de Fais Beleck de Bilal Assani. (Images à cliquer pour voir les clips).

Les mouvements de Jarvis adaptés à la chorégraphie des danseurs de Bilal Assani.

 

Motion control : consommateur de R&D

Avant d’exploiter leur robot issu du monde de l’industrie, Spline amis en place un programme de recherche et développement. À travers un cahier des charges précis élaboré en interne, Antoine Grasset, cofondateur du studio et directeur technique, mais aussi opérateur de Jarvis, insiste : «  Il fallait adapter notre robot à l’exigence demandée par le travail de l’image, tant dans la rapidité de mise en place que la fluidité des mouvements… Des notions évidentes pour tout professionnel, mais qui, du point de vue technique demande des adaptations mécaniques avec l’usinage de pièces utilisées en tournage, et des développements software conséquents.  » Vient ensuite la programmation pour une utilisation en production.

À ce titre, Spline a développé une interface de commande qui permet en un temps record, de paramétrer à la fois les mouvements complexes, mais aussi de synchroniser le focus et d’autres déclencheurs externes. « L’objectif de ces développements est de répondre aux pressions croissantes en termes de budget et de délais de production. Aujourd’hui, nos solutions sont principalement demandées dans le secteur publicitaire ; nous avons d’ailleurs d’excellents retours. Nous souhaitons par ailleurs développer les usages en fiction, » précise Antoine.

 

High-speed avec Phantom Veo 4K

Pour parachever son offre de prise de vue en motion control, il était nécessaire de proposer des prestations haute vitesse. « Motion control et high-speed sont une combinaison parfaite pour créer des plans originaux et sensoriels. Ainsi, réaliser des plans techniques faisant appel aux SFX est notre ferme intérêt, raconte Romain Bourzeix. Nous nous sommes ainsi rapprochés de Magic Hour, avec qui nous avions pris contact au moment de la création de Spline, pour acquérir une Phantom Veo 4K. ». Une caméra « compacte et performante  » selon Antoine Grasset. Fixée sur Jarvis, elle permet d’effectuer des mouvements d’une encore plus grande liberté de par le peu d’espace occupé par son bloc principal.

 

Chez Spline, tournage un plan séquence avec Jarvis. Molly de Yoann Malory, réal. G. Doubet.

Tournage du dernier spot Samsung Galaxy S10.

 

Un robot ultra-mobile et cost-cutter

Si ces particularités ont pesé sur le choix de l’équipe de production de Yann-Arthus Bertrand pour une séquence de son long-métrage à venir, Woman, coréalisé avec Anastasia Mikova (sortie prévue en septembre 2019), le choix fut également motivé par les possibilités de mobilité et d’agilité Jarvis, et de sa rapidité de mise en place, élément vital en termes de coût qui séduit aussi les directeurs de production. Et quid de son utilisation sur Woman ? Effectuer des plans ultra-précis en macro sur des corps de femmes. « Outre ce prestigieux projet, nous avons été séduits par la vision du réalisateur en tant qu’artiste, et sa démarche d’adapter la technique à l’artistique, laquelle est l’ambition de Spline, lance Romain Bourzeix, et de préciser : et non à l’artistique de s’adapter à la technique ! Vision beaucoup trop limitée et issue d’un pragmatisme exacerbé.

Cependant du pragmatisme il en faut !  », se reprend Romain : entre deux tournages, notre solution de motion control a su séduire les applications événementielles, que nous devons aujourd’hui autant planifier que nos prestations de production. » À cet égard, Spline utilise une tête permettant de fixer un Smartphone lorsque la Phantom Veo 4K n’est pas de mise : « Les agences et les marques apprécient particulièrement Jarvis pour animer leurs soiréesLes visiteurs repartent ainsi avec leur story tournée en mouvements complexes, prête à être envoyée sur les réseaux sociaux. »

 

Un cyclo de 80 m² et un accès au studio de 300 m². Apprécié des tournages pour son parking extérieur pouvant accueillir 5 camions de 22m3 et les voitures de l’équipe de production !

 

Lier pré-prod, tournage et post

 Si Spline est déjà bien occupé, à travers Jarvis, mais aussi à travers son studio pour lequel la société investit dans de l’éclairage LED dernière génération en phase avec les exigences du motion control et du high-speed, la R&D continue. Notamment sur la voie de la « previs ». Spline propose déjà à ses clients de pouvoir générer eux-mêmes la trajectoire de Jarvis, quel que soit le logiciel 3D qu’ils utilisent. « Nous gardons à l’esprit que le tournage doit être en lien avec la postproduction sur le plateau, poursuit Romain Bourzeix. Lier les trois silos que sont préprod-tournage-postprod est notre credo. Trop souvent isolés les uns des autres, ils sont générateurs de coûts supplémentaires que toute production peut et doit aujourd’hui éviter pour ne pas recourir au sempiternel “On verra ça en postprod”. »

Enfin, si les projets sont légions et bouillonnent chez Spline, le studio s’est fixé l’objectif d’apporter des solutions technologiques de pointe, d’ordinaire coûteuses, à des productions qui ne les auraient jamais envisagées : « Nous pouvons aujourd’hui intéresser la fiction pour des plans artistiquement complexes et des trajectoires élaboréesAvec la possibilité de préparer le tournage en amont et ainsi limiter les prises. » Reste à former des opérateurs, ce que Spline accepte déjà volontiers via les candidatures spontanées. L’équipe est aussi ouverte à des collaborations sur des sujets communs de développement. Le message est passé…

 

(Pour la demo Reel Spline, cliquer sur l’image)

 

 

 

 

 

 

 

 

L’équipe fondatrice de Spline (de g. à dr.): Lucas Limonne : directeur de production, Claire-Alix Gomez: directrice développement et opérations, Antoine Grasset: DT et opérateur de Jarvis, et Romain Bourzeix: gérant et superviseur VFX.