Blackmagic Design enrichit sa gamme UltraStudio Express  avec les nouveaux UltraStudio Express Recorder 3G et UltraStudio Express Monitor 3G, deux interfaces compactes destinées respectivement à l’acquisition et au monitoring vidéo. Connectées via USB-C ou Thunderbolt 4, elles prennent en charge les signaux SD et HD jusqu’au 1080p60 en qualité broadcast. L’UltraStudio Express Recorder 3G assure l’acquisition depuis des sources 3G-SDI ou Hdmi, tandis que l’UltraStudio Express Monitor 3G est dédié à la sortie vidéo vers des moniteurs ou équipements professionnels. Compatibles avec macOS, Windows et Linux, ces deux interfaces fonctionnent avec DaVinci Resolve, Adobe Premiere Pro, Avid Media Composer ou Final Cut Pro. Elles succèdent aux anciens modèles UltraStudio 3G en adoptant une connectique modernisée basée sur USB4/Thunderbolt 4.

Compatibilité : la carte Kona IP25 prête pour Colorfront

AJA Video Systems a annoncé la prise en charge de sa carte d’entrée/sortie Kona IP25 par les logiciels Colorfront Transkoder et On-Set Dailies sous Windows. Cette intégration permet aux utilisateurs de la carte ST2110 d’AJA et des softs Colorfront de tirer parti du débit de la recommandation ST2110 et optimiser le visionnage des rushes en local et à distance, le transcodage et la diffusion en continu.

Up-to-date : BirdDog, full NDI

BirdDog est le premier fabricant de matériel à obtenir une compatibilité complète avec la dernière version de NDI (6.3) sur l’ensemble de sa gamme de caméras, encodeurs et décodeurs. Le fabricant australien prend ainsi en charge nativement les fonctions de découverte de NDI 6.3, notamment l’enregistrement actif auprès du discovery server, le regroupement des appareils par nom d’hôte, et la diffusion en temps réel des propriétés. L’objectif est de simplifier les déploiements vidéo IP à grande échelle, a expliqué BirdDog dans un dans les allées d’infoComm 2026.

Outside broadcast : nouveau moniteur de référence Sony 

Nom de code BVM-HX1710 et sa déclinaison IP, BVM-HX1710N. Les deux références reposent sur une dalle Trimaster HX 16,5 pouces 4K UHD (3840×2160) pour une luminance de 3000 cd/m² en HDR. Côté connectique, les deux déclinaisons disposent notamment d’entrées 12G-SDI et Hdmi. La version 1710N intègre en natif les interfaces Smpte ST2110. Comme sur l’ensemble de sa gamme Trimaster, le constructeur met en avant la cohérence colorimétrique garantissant la continuité d’affichage quelle que soit l’étape de la chaîne de production, de la captation au mastering HDR. Côté terrain de prédilection, format rackable oblige, on les retrouvera aux postes de QC, dans les régies mobiles, OB vans ou infrastructures IP nécessitant une référence.

Expérimentation : à l’Ina, l’intelligence artificielle s’invite dans la restauration

Lors du festival Il Cinema Ritrovato à Bologne, le 25 juin dernier, l’Ina, a expliqué comment ces nouveaux outils dits intelligents viennent compléter les logiciels de restauration traditionnels.

L’intelligence artificielle n’a pas vocation à remplacer les stations de travail telles que Diamant, DRS Nova ou Phoenix qui demeurent la base des traitements de restauration. Par contre, « elle ouvre de nouvelles perspectives sur des défauts particulièrement complexes à corriger », a expliqué Benjamin Lerena, responsable des projets de numérisation et de restauration lors de la table ronde dédiée aux archives télévisuelles.










L’un des principaux champs d’expérimentation concerne les bobines 16mm issues des kinescopes, lesquels avaient pour mission de filmer un tube cathodique avant la généralisation du magnétoscope. « Leur image peut cumuler des défauts vidéo et de défauts liés au film, mais le contenu n’en demeure pas moins unique », explique-t-il. Parmi les plus fréquents figurent les lignes de balayage du tube cathodique, les déformations géométriques, les problèmes de définition, ou encore les distorsions provoquées par la courbure des CRT de l’époque. Autant d’imperfections que les outils de restauration classiques corrigent difficilement, mais qu’une approche IA et algorithmique s’avère efficace quand le traitement conventionnel montre ses limites. L’autre domaine de recherche concerne les collections vidéo, qui représentent près de 80 % du fonds de l’Institut. Les équipes expérimentent des traitements IA visant à éliminer les dropouts, le crosscolor ou encore améliorer la définition des images issues de formats SD. Ces expérimentations répondent à l’évolution des usages, tant les archives vidéo ne sont plus seulement destinées à la télévision, mais également à des restaurations 2K ou 4K, voire à des projections en salle. « Lorsque l’on projette une bande vidéo deux pouces sur un grand écran de cinéma, le résultat peut être peu flatteur », conclut Benjamin Lerena. « L’objectif est donc de développer de nouveaux outils capables d’améliorer ces images sans se substituer au travail des restaurateurs. »