Wanda organise une séance d’étalonnage à l’aide de solutions TVU Networks

Entre les 20 et 24 mars  derniers, en plein confinement, Wanda organisait une séance d’étalonnage à partir de ses locaux de la Plaine-Saint-Denis vers ses clients confinés à domicile. Magic Hour était de la partie. Récit…

La crise sanitaire force à l’adaptation pour trouver les solutions et satisfaire ceux qui ne peuvent se mettre à l’arrêt. Ce fut le cas de Wanda, producteur et postproducteur du monde de la pub. Et si les tournages sont bien sûr à l’arrêt et reprendront bientôt eux aussi de manière adaptée, chez Wanda, les projets en cours n’ont pas pour autant tous été suspendus depuis le 16 mars.

« Nous avons dû répondre à la demande de nos clients, les agences ; elles-mêmes sollicitées par les leurs : les annonceurs », souligne Olivier Glandais, directeur de la postproduction chez Wanda.

« Nous avons ainsi imaginé une séance d’étalonnage novatrice durant laquelle décisionnaires de l’agence et annonceur se trouvaient, non pas en salle d’étalonnage dans nos locaux comme c’est couramment le cas, mais chez eux en session à distance. »

 

TVU One au cœur du dispositif

Alors que les besoins élémentaires de communication dans le cadre du télétravail ont pour toutes les entreprises connu l’explosion de l’utilisation de solutions de visioconférence telles Microsoft Teams, Skype, Zoom et consorts, il fallait pour Wanda un système à la fois fiable en termes de débit, respectueux de la colorimétrie et bien sûr, en HD avec comme source un signal SDI.

Côté mise en place de la séance d’étalonnage de ce film publicitaire pour un constructeur automobile français, il s’est agi de reprendre le signal de référence issu de la station Resolve pour que celui-ci soit diffusé sous la forme d’un streaming YouTube Live sécurisé et de qualité optimale.

 

Sur les conseils de Magic Hour, nous avons opté pour la solution de TVU One de TVU Networks pour acheminer le signal de référence SDI 4:2:2 10 bits encodé pour le transport en H.264, précise le directeur de la postproduction.

Afin de garantir le plus haut niveau de qualité vers la plateforme YouTube Live, nous avons poussé dans ses retranchements l’algorithme propriétaire de TVU, Inverse StatMux Plus (lire encadré), qui a prouvé sa robustesse à 10 Mbits/s , explique Ludovic Charay, ingénieur technique Magic Hour en charge du projet.

 

Outre la mise en place du dispositif, sa tâche étant d’assurer en temps réel, confiné à son domicile, la surveillance du signal à partir du serveur de réception situé dans les locaux de Magic Hour à Meudon, vers le service YouTube Live.

 

Côté utilisateurs

« Pour nos interlocuteurs de l’agence et l’annonceur, il fallait que cette séance d’étalonnage soit la plus simple d’accès », confie Olivier Glandais. « J’avais convenu de processes permettant de travailler quelques heures le matin avec Arthur Pauxétalonneur, en salle Resolve sur les travaux à présenter à distance.

Dans un premier temps à destination du directeur de la création de l’agence, pour intégrer ses éventuels commentaires, puis en un second temps, à l’ensemble des parties prenantes pour validation, lesquelles recevaient le lien généré par Magic Hour pour se connecter à la plateforme YouTube Live. » Arthur Paux et Olivier Glandais visualisaient sur tablette le retour YouTube Live de ce que voyaient agence et annonceur.  « Une image conforme à ce que nous avions d’ores et déjà constaté en phase de test, » précise Arthur Paux.

« Une colorimétrie respectée malgré les petites dérives légitimes liées aux calibrages des écrans distants, une fluidité parfaite, et bien sûr la qualité HD au rendez-vous. » Et un retour image qui permettait aussi à l’étalonneur de se caler avec l’ensemble des intervenants pour pallier les quelque trois secondes de délais de streaming.

Mais si la simplicité d’utilisation valait pour les intervenants, elle n’en était pas moins essentielle pour Arthur Paux et Olivier Glandais : « une pression sur le bouton du TVU One et on transmet sans se soucier du reste » assurent-il de concert.

 

À refaire ?

Du côté de chez Wanda, comme de celui de l’agence et de l’annonceur, on considère cette séance de travail comme un succès. Un succès qui par ailleurs donne des idées pour l’avenir. « Il n’est bien sûr pas envisageable de généraliser ce mode de fonctionnement, car tout le monde n’est pas prêt à travailler à distance, mais pour l’équipe concernée, le constat de l’économie de déplacement dans des conditions normales où beaucoup d’heures peuvent s’avérer être épargnées est purement et simplement envisageable, affirme Olivier Glandais.

Et de conclure : « le système est simple à mettre en place, peu coûteux et qualitatif. Nous pourrons sans nul doute réitérer l’exercice. »

 


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Cube Creative, expert français de l’animation 3D

Partenaire de Magic Hour, Cube Creative poursuit son développement en rejoignant Xilam Animation. Histoire, concept et perspectives…

« Un vieux de la vieille de la création 3D. » C’est ainsi que se définit Lionel Fages, producteur et président-cofondateur de Cube Creative en 2002, passionné d’animation 3D depuis son passage à Via Productions (Sogitec) au début des années 80, pionnière française de ce que l’on appelait « image de synthèse »… Et une carrière via Thomson Digital Image en 87, devenue Ex Machina en 89, jusqu’à sa fermeture en 2002. « Dès la création de Cube, avec mes camarades Majid Loukil et Bruno Le Levier, nous avions en tête de faire perdurer l’idée forte que nous avions insufflée avant de quitter Ex Machina : capitaliser sur les technologies, mais aussi et surtout, sur la nouvelle génération de réalisateurs qui émergeait à l’époque»
De Ex Machina, on se souvient pour le plus connu du grand public, de l’animateur sorti de l’École de l’image des Gobelins, Pierre Coffin, qui a coréalisé les succès que furent les trois opus des Moi, moche et méchantLes Minions, la série plébiscitée de TF1 Pat & Stanley, ou encore le personnage de Dédé des pubs de la Française des jeux.

Deux entités en une
Société de production certes, mais pas que… Il fallait que Cube Creative, au-delà de son activité de producteur, se pare de son propre studio d’animation. L’objectif ? « Gérer au sein d’une même structure l’ensemble de nos droits, avoir nos propres réalisateurs de talent, développer et fabriquer nos propres créations, » confie Lionel Fages. Avec l’avantage de s’ouvrir en tant que prestataire à d’autres projets pour le cinéma, la télévision, la publicité, le film de commande…
Un pari qui a payé à l’heure où l’Hexagone compte toujours les meilleures écoles dont sont issus les talents qui font l’animation d’aujourd’hui. Pour Cube Creative, la recette est simple : dénicher des artistes-animateurs et infographistes, gestionnaires de projets… Et parmi eux, des gens « qui savent raconter des histoires, » précise Lionel Fages. Notamment au travers de la proximité établie entre Cube Creative et les écoles depuis près de 25 ans, la participation au sein de jurys, et l’attention portée aux films de fin d’études. « Et bien sûr, nous demeurons attentifs aux promotions des membres du Reca, le Réseau des écoles de cinéma d’animation, qui regroupe les meilleures formations 2D et 3D en France. »

Technologies
Si les talents sont la clef de voûte de Cube Creative, la technologie en est sa pierre angulaire. « C’est pourquoi nous avons fait des choix technologiques congruents, souligne Pascal Lopes, en charge de la direction d’exploitation de Cube Creative, qu’il s’agisse des outils des créatifs, avec depuis 3 ans un passage de nos productions propres sous Blender, que de l’infrastructure de stockage Quantum StorNext 6 récemment mise à jour et portée à plus de 400 To par Magic Hour, ainsi que l’ajout d’une librairie i3 LTO 7 dédiée à l’archivage. »
Pour ce qui concerne Blender, « nous avons été la première société de taille intermédiaire à faire confiance à la flexibilité de ce puissant outil Open Source, souligne Lionel Fages, qui outre ses fonctions avancées en termes de modélisation, d’animation 2D/3D, de rendu et de compositing, permet aux ingénieurs de notre département R&D de développer des applicatifs destinés à sans cesse améliorer notre pipeline. » Ainsi, toutes les séries produites par Cube Creative et aujourd’hui créées pour TF1 et France Télévisions passent sous Blender. Une logique technologique et certes économique. Mais « même si on parle d’OpenSource, rien n’est gratuit et nécessite de forts investissements R&D internes, tempère Lionel Fagès. Ce choix nous permet aussi de nous affranchir des coûts de licence par poste sur nos projets. »

Diversification, nouveaux projets, et synergies avec Xilam Animation
Aujourd’hui, Cube Creative, c’est surtout un positionnement diversifié. Le succès de ce « couple vertueux » producteur-studio que décrit Lionel Fages repose sur un creuset de talents qui s’exprime dans tous les domaines de la création 3D (habillage télé, série d’animation, clip vidéo, films publicitaire, rides ultras réalistes pour parcs d’attractions) ; et depuis 5 ans, un investissement dans le développement et la coproduction de séries d’animation pour les diffuseurs historiques que sont TF1, France Télévisions, Canal+ et Arte (cf encadré). « Nous continuons avec les séries courtes, et lançons depuis 3 ans des projets plus ambitieux sur des formats 52×11’ tels Pffirates et Tengranimo dont les premières saisons seront respectivement livrées en 2021 à TF1 et France Télévisions. »
Plus récemment, Cube Creative vient d’entrer en janvier 2020 dans le giron de Xilam Animation, qui produit, fabrique et distribue ses programmes dans le monde entier. Chacun des deux studios intégrés entend bien bénéficier de synergies d’expertises : des talents et de la spécialisation 3D de Cube Creative pour Xilam, et de la puissance de frappe de Xilam pour Cube Creative, fin connaisseur du marché international de l’animation et distributeur, pour la création de séries 3D tournées vers un public mondial. Pour preuve, les deux entités avaient déjà mis en œuvre leur collaboration avec l’adaptation pour Arte de la bande dessinée De Gaulle à la plage, initiée et produite par Cube Creative et mise en images (30×2’) par les studios 2D de Xilam…

Cube Creative en coproduction
52×11’ : Pffirates en coproduction avec TF1, 1ère saison livrable fin 2021.
52×11’ : Tangranimo en coproduction avec France Télévisions, 1ère saison livrable fin 2021.
52×7’ : Kaeloo en coproduction avec Canal+, 4e saison livrée fin 2019.
30×2’15’ : Athleticus en coproduction avec Arte, 2e saison livrée en 2019, saison 3 en cours de création.
30×2’ : De Gaulle à la plage pour Arte, produite par Cube, animée en 2D par Xilam. Diffusion à partir de novembre 2020.

De Gaulle à la plage, coprod. Arte/Cube Creative (30×2′). (Cliquer l’image pour un extrait).

 

Pffirates (Cliquer le lien pour un extrait)
coprod. TF1/Cube Creative (52×11’).

 

 

 

Tangranimo (Cliquer le lien pour un extrait)
coprod. FTV/Cube Creative (52×11’).

 

Les technologies du Studio
« Nous sommes équipés d’un SAN Quantum avec près de 500 To de stockage incluant les dernières mises à jour effectuées par Magic Hour, souligne Pascal Lopes, en charge de l’explotation IT de Cube Creative, avec l’adjonction de deux serveurs QXS 12G 484 totalisant 56 disques de 4 To, d’une librairie i3 LTO 7 et le passage en StoreNext 6 de l’appliance M661 Quantum. Sur les deux sites que compte Cube Creative, nous totalisons quelques 150 postes de production graphique Dell et HP Z2 raccordés au SAN, incluant Blender pour nos productions, l’utilisation de Maya et 3DS Max étant devenue marginale. Chaque poste bénéficie des plugins et scripts développés en interne par notre département R&D. Enfin, pour les besoins de calcul, nous disposons d’une ferme de rendu (renderfarm) de quelque 250 stations délocalisées en datacenter… »

 

Le Service d’exploitation technique de l’Institut national de l’audiovisuel passe à la vitesse supérieure avec Quantum et Magic Hour

Le S.E.T, en charge de l’activité de numérisation et de restauration de l’Institut, se pare d’un nouveau SAN Quantum hautes performances déployé et intégré par Magic Hour.

À l’Institut National de l’Audiovisuel, exigence et expertise sont les maîtres mots. Du conseil à la formation, en passant par l’innovation, mais aussi au regard de la prime mission de l’Institut : la sauvegarde et la conservation du patrimoine audiovisuel français.

Maillon essentiel de cette mission patrimoniale, le Service d’exploitation technique, le S.E.T., prend en charge « la numérisation et la restauration 2 et 4K » tel le souligne son responsable technique, Jean-Pierre Peltier. Un service aguerri à cette charge depuis 1999, date des débuts du premier plan de sauvegarde et de numérisation.

Restauration 2 et 4K

« Au S.E.T., nous sommes aujourd’hui dans une phase de re-numérisation et de restauration des supports films en 2 et 4K. La numérisation du fonds SD ayant été achevée à l’issue du 1er plan de sauvegarde en 2016, » (cf. encadré) souligne Jean-Pierre Peltier.

Une numérisation et une restauration 2K pour ce qui est des supports 16 mm, notamment les téléfilms, et 4K pour les supports 35 mm, tous effectués sur des scanners Lasergraphics Director 4K.

« Les supports films se doivent de suivre la logique de l’évolution technologique, mais aussi celle de la conservation dans un format très qualitatif paré pour l’avenir ; sans négliger la possibilité de valorisation de ce patrimoine. Pour remplir cette mission dans les meilleures conditions, poursuit Jean-Pierre Peltier, l’architecture de notre ancien SAN, à mesure de ses évolutions, ne nous permettait plus d’œuvrer dans des conditions optimales, notamment en termes de nombre de postes collaboratifs, mais également en termes de performances et de connectivité. »

 

Un SAN ultra-performant

Chez Magic Hour, François Lefebvre, architecte solutions, a imaginé selon les recommandations du cahier des charges rédigé par l’Ina, un SAN optimisé visant à fluidifier le travail 2K et 4K, à accroître les capacités collaboratives, et à consolider la sécurité des données.

« Nous avons ainsi proposé un projet d’intégration clé en main, précise-t-il, basé sur une solution Quantum StorNext et du stockage Quantum QXS, et reposant sur de nouveaux réseaux Fiber Channel 16 Gb/s et Ethernet 1, 10 et 40 Gb/s. » 

Furent également réintégrés des éléments existants, telle la bibliothèque LTO-7 Quantum Scalar i500, destinée à de l’archivage temporaire.

 

 

Connectivité et performances accrues


Ce sont aujourd’hui 26 clients raccordés au nouveau SAN de 360 To nets (432 To bruts) — dont 5 cinq clients auparavant non reliés pour des questions de limitation de connectivité.

« On retrouve 7 machines dédiées au 4K, et 14 au 2K. Parmi celles-ci, les deux scanners Lasergraphics Director 4K pour les films 16 et 35 mm et les stations Protools associées, 5 stations de restauration Phoenix (Digital Vision) et Diamant (HS-Art), 3 stations d’étalonnage Resolve, et un ensemble de postes de montage-assemblage sous Resolve, Eidus et Final Cut Pro, » précise Françoise Lefebvre.

Sans oublier les stations connexes de supervision, de visionnage, et de relecture des PAD. Afin de tirer le meilleur parti de l’ensemble des éléments du workflow, s’est imposée la mise à jour générale des applicatifs des postes clients, des systèmes d’exploitation, et la mise à niveau des clients StorNext pour la connexion au SAN. Cette nouvelle architecture a permis d’atteindre une bande passante de 24 Go/s durant la phase de test opérée à la fin de la mise en service de l’ensemble.Soit un débit compris entre 20 et 22 Go/s dans des conditions d’utilisation au quotidien”, conclut François Lefebvre. Et, au-deçà des 18 Go/s exigés par le cahier des charges. Mission accomplie

 

 


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Vectracom à la rescousse du patrimoine

Partenaire de longue date de Magic Hour, Vectracom est un des experts incontournables de la numérisation de masse en France et à l’étranger, et un des rares dans le monde à prendre en charge les formats les plus « exotiques » tant en vidéo qu’en audio. Sans oublier la restauration de longs métrages en 4k…

Partout dans le monde, on continue de numériser les fonds d’archives. Mais à mesure du temps, le parc de magnétoscopes se fait rare pour traiter des formats aussi anciens que le Quadruplex 2 pouces (Ampex ou RCA) ou 1 pouce B et C. « Nous sommes certes dans une situation extrême avec ce type de machines, souligne Julien Gignoux, président de Vectracom, mais nous avons le savoir-faire pour les entretenir et faire cohabiter une technologie vieille de 50 ans avec les moyens numériques les plus en pointe à ce jour.»

 

Absolument tous les formats !

Ainsi, tous les formats professionnels, corporate et domestiques des 50 dernières années ont droit de cité chez Vectracom. Au fil des salles de numérisation, on redécouvre l’histoire de l’audio et de la vidéo broadcast « de quoi rendre envieux tout conservateur de musée de l’image et du son, mais tous ces matériels contribuent aujourd’hui au travail de mémoire de nos clients : diffuseurs, institutionnels, distributeurs de films, producteurs… »

Pour les bandes Quadruplex 2 pouces de plus de 50 ans… À gauche, un RCA TR-70 (1967)… Jusqu’aux derniers traitements de numérisation, dont la vérification des fichiers via le contrôle qualité.

Tant pour l’audio que pour la vidéo, Vectracom a su industrialiser les processes afin de traiter des volumes d’heures conséquents : conception de logiciels d’automatisation de numérisation, alimentation automatique de sa base de données de gestion, adaptation de Flexicart permettant entre autres de numériser pour l’Ina 1200 à 1400 heures par semaine de programmes de France 3 Régions à partir des archives Betacam SP et Digital Betacam…

Quitte à dépêcher dans le monde durant 4 ans, toujours pour l’Ina, les équipements et les équipes nécessaires à la numérisation des archives des 1ères chaînes de chaque département d’outre-mer. « Une industrialisation nécessaire, souligne Julien Gignoux, mais qui ne nous affranchit pas de l’humain pour les tâches complexes que sont l’analyse et la préparation minutieuse des supports, les vérifications qualité des numérisations, et le suivi de chacun d’entre eux. »

Seconde vie pour les Flexicart : numériser jusqu’à 1400 heures de Beta en tous genres par semaine…

 

Un marché mondial

Si la France a toujours été le cœur de marché de Vectracom, en tant que laboratoire numérique dédié à l’archivage et la numérisation du patrimoine, à la restauration, mais aussi aux PAD et services d’accessibilité (audio-description, sous-titrages live et non live, voice-over…), l’activité numérisation sur les marchés Europe et Monde est devenue au fil des ans un véritable relais de croissance pour l’entreprise. « Depuis 10 ans, nous exportons nos compétences en numérisation de masse et montons des projets de 1 à 5 ans sur le site du client, dépêchons les experts pour former en local et constituer les équipes, » insiste Julien Gignoux.

L’humain au coeur des tâches complexes : de la préparation des upports bande et film, jusqu’aux fichiers livrés aux clients.

Avec la télévision belge flamande, la VRT, la RTT (télévision tunisienne), la RTE ou TV3 (TV Irlandaises), ou encore la Télévision nationale saoudienne, pour laquelle nous avons numérisé et indexé sur place entre 2014 et 2017 plus de 250000 clips en langue arabe issus de sources aussi diverses que du Beta, du film 16mm, des bandes 2 pouces Quadriplex à l’aide d’une équipe composée d’une trentaine de documentalistes. »

Scanstation Lasergraphics 5k en action…

Toujours en cours pour une durée de 2 ans, Vectracom numérise actuellement en Israël pour la télévision nationale quelque 30000 heures d’archives de films 16mm sur 2 Scanstation Lasergraphics 5K, 7000 heures de bandes 1 pouce C, et s’apprête à démarrer pour une chaîne de télévision indienne à Dubaï la numérisation de programmes issus de sources multi-formats.

 

 

« Naturellement, Magic Hour nous accompagne sur ces déploiements d’envergure en nous ayant fourni l’infrastructure technique nécessaire à leur bonne conduite, comme c’est également le cas pour notre dernier projet de restauration cinéma 4K et les derniers upgrades de notre SAN Quantum porté à 300 To.  »

 

Restauration, diffusion télé et sortie Bluray

Vectracom c’est aussi la restauration de longs-métrages 35mm scannés avec le Director 4K de Lasergraphics…

Sur le dernier projet de restauration cinéma « CNC/distributeur » en date, le « neg monté » 35mm fut scanné sur Director 4K Lasergraphics avec montage sur Davinci Resolve. Côté restauration, c’est Diamand-Film Restoration Suite (HS-Art) qui prend en charge les opérations de « nettoyage » des imperfections, de stabilisation, renforcées des retouches à la palette graphique image par image ; et un étalonnage effectué sur Nucoda. Avec une livraison sur DCP et shoot 35 mm à des fins de conservation du patrimoine.

Quant au titre du film ? Le distributeur a pour l’instant souhaité garder le secret : « tout ce que nous pouvons dire est que la distribution compte les plus grands acteurs français des années 60, et qu’une sortie BluRay est prévue pour la fin d’année » conclut Julien Gignoux.

Da Vinci Resolve et TVU Networks : deux rendez-vous post-IBC à succès chez Magic Hour

Seconde édition des workshops post-IBC orgnisés dans les locaux de Magic Hour. L’occasion de se rencontrer entre professionnels de l’audiovisuel et découvrir de manière approfondie et personnalisée les nouveautés de nos marques leaders. Tel fut le cas avec DaVinci Resolve et les solutions TVU Networks, les 26 septembre et 13 octobre derniers.

  Journées Resolve 16 & Fusion 16

« Initiés l’année dernière, ces workshops de rentrée ayant rencontré leur public dès la première édition, il nous a paru légitime de les renouveler, lance Ralph Chaloub, cofondateur de Magic Hour. Rendez-vous dédié aux évolutions annuelles autour de Davinci Resolve et Fusion, ces deux sessions sur une journée permettent à la fois d’approfondir les connaissances du produit, mais aussi de proposer aux utilisateurs et futurs utilisateurs de s’enrichir de retours d’expériences. »

Pour Jean-François Ferriol, cofondateur de Magic Hour, il s’agit également de montrer « la puissance de l’outil associé aux performances des configurations haut de gamme que Magic Hour développe, à l’instar de celles pensées pour les grandes séries quotidiennes que sont Plus belle la vie(France 3), Demain nous appartient (TF1) et  Un si grand soleil (France 2). »

Si l’exercice n’en demeure pas moins informatif, il s’agit de faire interagir visiteurs,  utilisateurs ou non, et professionnels aguerris à Resolve et Fusion à travers des démonstrations concrètes et qualitatives. « C’est la raison pour laquelle nous choisissons des professionnels reconnus et de talent, insiste Ralph Chaloub. Nous savons pourquoi ils aiment le produit, et pourquoi ils le conseillent ! Cette année, les reines furent confiées à Raphaël Thibault, artiste spécialiste étalonnage et VFX sur Davici Resolve & Fusion, et à Olivier Mathieu, monteur et formateur sur Davinci Resolve. »

 Journée TVU Networks

Outre la grande nouveauté de TVU Networks de cette rentrée, —avec une nouvelle version de son système de contribution par agrégation de lignes, en 4K HDR (lire le focus lui étant consacré plus bas)— Workshop TVU a abordé les liaisons de contribution légères mais aussi tout ce qui concerne les services associés, qu’il s’agisse des solutions de Remote Production, de production orientée Cloud et la gestion des assets orientée news.

« La technologie est bien évidemment expliquée, souligne Xavier Munier, key account manager chez Magic Hour, mais notre parterre d’invités, responsables techniques de diffuseurs nationaux ou de prestataires audiovisuels, agences de presse et consorts, s’attache aujourd’hui aux bénéfices qu’apportent ces solutions novatrices, notamment en termes de réduction de coûts de production, de simplicité de mise en place, de fiabilité et d’accessibilité multipoints. » On citera au passage l’important déploiement des solutions TVU chez CNN, l’intervention de l’intelligence artificielle dans la gestion des assets news avec reconnaissance faciale, transcriptions automatiques, ajout de métadonnées…

À tous ceux qui n’ont pu nous rejoindre, nous vous proposons de découvrir le support de présentation à télécharger ci-dessous.

L’Équipe sur le terrain avec TVU Networks

Neuf années déjà que L’Équipe travaille avec les moyens de transmission par agrégation de lignes cellulaires ; et TVU Networks depuis son arrivée sur la TNT. Retours d’expériences…

« Nous avons débuté avec les systèmes LiveU. À cette époque, les patrons des rédactions imaginaient que ces nouvelles solutions de transmission allaient sonner le glas des cars SNG, » raconte Patrick Vautier, directeur technique de la chaîne L’Équipe. « Qu’il suffirait de partir avec une caméra, un petit sac et un câble… » D’une certaine manière, ils avaient vu juste au regard des contributions légères.

Même s’il s’est agit d’une petite révolution en 2010, confère le directeur technique de la chaîne, il fallut essuyer les plâtres et les écueils d’utilisation de telles solutions à une époque où régnait la 3G, ses réseaux saturés de MMS au moment des matches, lesquels rendaient la tâche difficile, tant pour les directs que pour l’acheminement des images. « Nous avons vite compris à cette époque que les essais fructueux d’avant match étaient bien loin des résultats escomptés durant et après ceux-ci ; il fallait donc trouver des paradeset notamment ne pas déconnecter en prévoyant assez de batteries, » se souvient Patrick Vautier.

Sans compter que les journalistes reporters d’images (JRI) ne partaient plus en compagnie d’une équipe : « lâchés dans la nature, les premières technologies ne leur permettaient pas de s’affranchir des potentiels problèmes techniques, même si les procédures de connexion étaient déjà grandement simplifiées. »

Deux, c’est mieux qu’un !

Les deux serveurs de réception TVU Networks au nodal de L’Équipe…

Pour la direction technique de la chaîne, ce qui comptait à l’époque, et qui est toujours d’actualité, était de ne pas être tributaire d’un unique système :

« C’est pourquoi nous avons rapidement choisi d’équiper la rédaction de L’Équipe d’un second système : TVU Networks, souligne Patrick Vautier, depuis 2012, dès le passage de L’Équipe TV à L’Équipe 21 sur la TNT devenue L’Équipe en 2016».

Entre temps, la 4G LTE est arrivée, la taille des packs a été réduite, notamment avec le TVU One TM1000, les connexions aux réseaux se sont fiabilisées et simplifiées. Et les matériels font désormais partie de la vie des JRI. « Après avoir maîtrisé cette nouvelle façon de travailler, nous parvenons aujourd’hui de manière légère à transmettre 6 Mbit/s en qualité HD, en ayant au passage considérablement réduit les coûts de contribution. »


Côté exploitation…

Au traffic diffusion de la chaîne, « ce sont aujourd’hui 4 flux en réception TVU (deux par serveur) et deux flux de son concurrent que nous utilisons au quotidien, précise Jean-Guy Blum, technicien de maintenance audiovisuelle et informatique.

Pour Maxime Bidan, opérateur traffic diff’, TVU est d’une « utilisation intuitive et simplissime, nous prenons la main sur les matériels à distance, assignons le N-1, libérant le journaliste de toute contrainte technique. »

Il apprécie notamment la possibilité de modifier le delay des équipements TVU : « cette option uniquement disponible chez TVU nous permet d’obtenir une meilleure qualité vidéo en réception, notamment pour pallier un réseau à débit limité ou fluctuant

Au traffic diff’ de L’Équipe. Maxime Bidan, opérateur traffic diff’ : « TVU est d’une utilisation intuitive et simplissime, nous prenons la main sur les matériels à distance, assignons le N-1, libérant le journaliste de toute contrainte technique.»

Du côté des JRI, la satisfaction est bien présente, et davantage à mesure que les matériels connaissent des évolutions en termes d’encombrement.

L’Équipe étant passée au TVU One dès sa sortie, « qui a permis de gagner en compacité, en légèreté et en efficacité sur le terrain avec des batteries intégrées, » souligne Jean-Guy Blum. « Notre prochaine évolution sera sans aucun doute le passage à la version HEVC, complète Patrick Vautier.

Avec une réduction de la consommation de data sans compromettre la qualité d’une part, et avec un gain en autonomie d’autre part, le HEVC étant moins énergivore… »

 

« Le TVU One TM1000 a permis de gagner en compacité, en légèreté et en efficacité sur le terrain avec des batteries intégrées, » souligne Jean-Guy Blum, technicien de maintenance audiovisuelle et IT de la chaîne L’Équipe.

Sur le terrain…

« Pour le terrain, nous avons pris l’habitude de fonctionner avec plusieurs jeux de cartes SIM, précise Jean-Guy Blum. Orange/SFR/Bouygues pour la France, histoire de faire face à toutes les éventualités propres aux couvertures de chaque réseau pour notre TVU dédié à la France ; Orange/Vodaphone pour celui officiant en Europe ; et des cartes 3HK pour le reste du monde. »

Une stratégie qui permet de faire face à près de 85 % des situations tempère Patrick Vautier. « Afin de pallier de fâcheux aléas de réseaux cellulaires, telles que des fréquences différentes du reste du monde, nous avons pris l’habitude, pour certains pays, de louer des unités TVU supplémentaires auprès de Magic Hourlesquels sont livrés à nos équipes dans le pays de destination. C’est par ailleurs l’option que nous avons choisie pour la couverture de la prochaine Coupe du monde de rugby qui se déroulera au Japon. »


Au quotidien

Depuis le traffic, les signaux TVU parviennent à la régie de la quotidienne L’Équipe du soir…

Si L’Équipe a déjà exceptionnellement utilisé les solutions TVU Networks en tant que contribution vers sa régie finale pour quelques matches réalisés en direct sur le lieu de captation (basket-ball, volley-ball en rencontres locales), l’utilisation principale demeure l’acheminement quotidien de sujets et d’intervention en direct pour la quotidienne de la chaîne, L’Équipe du soir : « On estime à quelque deux heures d’utilisation quotidienne, assure au traffic Maxime Bidan, qu’il s’agisse des packs TM1000 en itinérance, comme l’utilisation de l’application TVU Anywhere pour smartphones.

Un système « bluffant » selon Patrick Vautier : « Nous atteignons des débits de 5 Mbit/s et un rendu tout à fait valable pour une exploitation broadcast de complément sur le terrain. » L’application permet en effet à une vingtaine de journalistes du quotidien papier L’Équipe envoyés aux quatre coins du monde ou correspondants en région, et aguerris à l’exercice télévisuel, d’intervenir pour la chaîne ou pour le site Web…

Mais pour une chaîne 100 % sport telle que L’Équipe -et ses synergies tri-média télé/print/Web-, avec des apports quotidiens d’images en provenance de ses journalistes, le support TVU Networks est un atout: « tant avec les techniciens de Magic Hour qui tiennent à jour nos solutions clef en main, que le support TVU en France et à l’étranger, toujours paré à satisfaire nos demandes, » conclut Patrick Vautier.

Magic Hour accompagne la migration de TBWA\Else sur Quantum Xcellis

Six ans après la création de son studio de postproduction, TBWA\Else, la filiale production de l’agence TBWA\Groupe, fait une nouvelle fois appel à Magic Hour, pour le redéploiement de son infrastructure de stockage avec une mise à jour majeure, toujours sur une base Quantum StorNext.

« De 40 To utiles installés en 2013 au lancement du studio, nous avons multiplié par plus de 4 nos capacités de stockage », lance Benjamin Piton, directeur du studio. Des besoins accrus qui s’expliquent certes par une mise à jour matérielle nécessaire après 6 ans d’activité, mais aussi « des besoins davantage en adéquation avec la croissance du studio, qui traite à ce jour la majorité des projets initiés par le groupe, » souligne Maxime Boiron, CEO de TBWA\Else.

Migration totale

Cette évolution, qui consiste à la fois à accroître la souplesse du système pour tous les intervenants et à améliorer les vitesses de traitement et les capacités de stockage, a reposé sur une « migration totale de l’ancien système Quantum StorNext initialement de 40 To utiles avec une librairie LTO, » précise Florian Villelégier, ingénieur technique en charge du projet TBWA\Else chez Magic Hour. Pour que TBWA\Else gagne en souplesse de travail, en performances et en capacité de stockage, l’idée fut de changer l’ensemble : de nouvelles baies de stockage et de nouveaux contrôleurs de métadonnées et de nouvelles librairies LTO

 

Séance d'étalonnage sur Davinci Resolve

Séance d’étalonnage sur Davinci Resolve

Xcellis Worflow Director & StorNext 6

C’est ainsi que se sont imposées les nouvelles solutions Quantum Xcellis sous StorNext 6, et un mix approprié entre stockages on-line et near-line avec la création de deux file systems : un pour la performance, de 70 To utiles à 3,8 Go de bande passante ; un second, plus capacitif de 100 To utiles. « Une bande passante doublée », selon Benjamin Piton. Côté archivage, si TBWA\Else dispose d’un fonds conservé en LTO6, il s’est agi de passer en LTO8, en conservant bien sûr la possibilité de restaurer tout projet LTO6 pour réutilisation et la possibilité de le réarchiver en version 8.

« Une mission que remplit parfaitement la librairie Scalar i3 équipée d’une licence pour 50 slots, ses 3 lecteurs LTO8 et le lecteur LTO7 dédié à la restauration des archives antérieures. Et des avantages notoires côté exploitation : plus de capacité et plus de rapidité, » insiste le directeur du studio.

Session de Flame sur station Linux

Session de Flame sur station Linux

Les stations du plateau 3D et motion design de Else

Les stations du plateau 3D et motion design de Else

 

 

 

 

 

 

 

 

Capacité & hautes performances

Avec des projets de plus en plus gourmands en termes d’espace disque et de débit en lien avec les formats de tournage les plus exigeants (Phantom, Arri, Red…), l’objectif pour le studio, compte tenu de leur diversité et multiplicité, était de bénéficier d’une bande passante suffisante pour effectuer une lecture de ces formats en temps réel aussi bien aux étapes de finalisation (étalonnage et SFX), que de préparation du projet (génération des dailies de tournage), et d’avoir accès aux 2 file systems soit en SAN, soit en partage NAS sur l’ensemble des workstations Windows, Linux et Mac OS.

« Cette gestion du stockage capacitif et du stockage à bande passante élevée a résolument contribué à gagner en efficacité pour la gestion des projets, et à améliorer le confort des opérateurs à travers les temps d’accès aux médias toutes opérations confondues, » conclut Benjamin Piton.
TBWA/Else en chiffres

TBWA/Else en chiffres

L’ingénierie visuelle a un nom : Spline

Ils sont jeunes, ils ont des idées, ils sont innovants. Bienvenue chez Spline. Quatre associés, des projets qui affluent… La jeune société lancée en avril 2018 et basée à Aubervilliers vient d’acquérir une Phantom Veo 4K Vision Research chez Magic Hour…

Vous avez vu les Vœux 2019 de TF1 (et leur making-of) ou encore découvert le clip vidéo de Youssoupha et son titre Polaroïd Expérience  (et son making-of) ? Alors vous avez déjà eu un aperçu des facultés de Jarvis, le robot de motion control de Spline, en tant qu’opérateur de prise de vue, mais aussi comme comédien !

 

La Phantom VEO 4K et Jarvis sur le plateau de tournage des Vœux 2019 de TF1.

 

« Notre robot 6 axes, Jarvis pour les intimes, est la clef de voûte de Spline. Nous possédons aussi notre propre département VFX et pouvons assurer la postproduction de nos prestations. Avec l’ambition de devenir un acteur important de l’ingénierie visuelle, annonce Romain Bourzeix, gérant et co-fondateur du studio.» Sur la question de l’«ingénierie visuelle», Romain la décrit comme «l’expertise et le savoir-faire permettant de produire des images irréalisables sans techniques et technologies originales et novatrices».  

Alors qu’en France des confrères de Spline ont aussi développé leur solution, en Europe et en France, les spécialistes de ce type de prestations ne sont pas légion. « Développer notre propre solution était à nos yeux une manière de proposer un nouvel outil flexible, alliant agilité, artistique, technologie, tournage et postproduction... »

 

Chez Spline, tournage de Fais Beleck de Bilal Assani. (Images à cliquer pour voir les clips).

Les mouvements de Jarvis adaptés à la chorégraphie des danseurs de Bilal Assani.

 

Motion control : consommateur de R&D

Avant d’exploiter leur robot issu du monde de l’industrie, Spline amis en place un programme de recherche et développement. À travers un cahier des charges précis élaboré en interne, Antoine Grasset, cofondateur du studio et directeur technique, mais aussi opérateur de Jarvis, insiste : «  Il fallait adapter notre robot à l’exigence demandée par le travail de l’image, tant dans la rapidité de mise en place que la fluidité des mouvements… Des notions évidentes pour tout professionnel, mais qui, du point de vue technique demande des adaptations mécaniques avec l’usinage de pièces utilisées en tournage, et des développements software conséquents.  » Vient ensuite la programmation pour une utilisation en production.

À ce titre, Spline a développé une interface de commande qui permet en un temps record, de paramétrer à la fois les mouvements complexes, mais aussi de synchroniser le focus et d’autres déclencheurs externes. « L’objectif de ces développements est de répondre aux pressions croissantes en termes de budget et de délais de production. Aujourd’hui, nos solutions sont principalement demandées dans le secteur publicitaire ; nous avons d’ailleurs d’excellents retours. Nous souhaitons par ailleurs développer les usages en fiction, » précise Antoine.

 

High-speed avec Phantom Veo 4K

Pour parachever son offre de prise de vue en motion control, il était nécessaire de proposer des prestations haute vitesse. « Motion control et high-speed sont une combinaison parfaite pour créer des plans originaux et sensoriels. Ainsi, réaliser des plans techniques faisant appel aux SFX est notre ferme intérêt, raconte Romain Bourzeix. Nous nous sommes ainsi rapprochés de Magic Hour, avec qui nous avions pris contact au moment de la création de Spline, pour acquérir une Phantom Veo 4K. ». Une caméra « compacte et performante  » selon Antoine Grasset. Fixée sur Jarvis, elle permet d’effectuer des mouvements d’une encore plus grande liberté de par le peu d’espace occupé par son bloc principal.

 

Chez Spline, tournage un plan séquence avec Jarvis. Molly de Yoann Malory, réal. G. Doubet.

Tournage du dernier spot Samsung Galaxy S10.

 

Un robot ultra-mobile et cost-cutter

Si ces particularités ont pesé sur le choix de l’équipe de production de Yann-Arthus Bertrand pour une séquence de son long-métrage à venir, Woman, coréalisé avec Anastasia Mikova (sortie prévue en septembre 2019), le choix fut également motivé par les possibilités de mobilité et d’agilité Jarvis, et de sa rapidité de mise en place, élément vital en termes de coût qui séduit aussi les directeurs de production. Et quid de son utilisation sur Woman ? Effectuer des plans ultra-précis en macro sur des corps de femmes. « Outre ce prestigieux projet, nous avons été séduits par la vision du réalisateur en tant qu’artiste, et sa démarche d’adapter la technique à l’artistique, laquelle est l’ambition de Spline, lance Romain Bourzeix, et de préciser : et non à l’artistique de s’adapter à la technique ! Vision beaucoup trop limitée et issue d’un pragmatisme exacerbé.

Cependant du pragmatisme il en faut !  », se reprend Romain : entre deux tournages, notre solution de motion control a su séduire les applications événementielles, que nous devons aujourd’hui autant planifier que nos prestations de production. » À cet égard, Spline utilise une tête permettant de fixer un Smartphone lorsque la Phantom Veo 4K n’est pas de mise : « Les agences et les marques apprécient particulièrement Jarvis pour animer leurs soiréesLes visiteurs repartent ainsi avec leur story tournée en mouvements complexes, prête à être envoyée sur les réseaux sociaux. »

 

Un cyclo de 80 m² et un accès au studio de 300 m². Apprécié des tournages pour son parking extérieur pouvant accueillir 5 camions de 22m3 et les voitures de l’équipe de production !

 

Lier pré-prod, tournage et post

 Si Spline est déjà bien occupé, à travers Jarvis, mais aussi à travers son studio pour lequel la société investit dans de l’éclairage LED dernière génération en phase avec les exigences du motion control et du high-speed, la R&D continue. Notamment sur la voie de la « previs ». Spline propose déjà à ses clients de pouvoir générer eux-mêmes la trajectoire de Jarvis, quel que soit le logiciel 3D qu’ils utilisent. « Nous gardons à l’esprit que le tournage doit être en lien avec la postproduction sur le plateau, poursuit Romain Bourzeix. Lier les trois silos que sont préprod-tournage-postprod est notre credo. Trop souvent isolés les uns des autres, ils sont générateurs de coûts supplémentaires que toute production peut et doit aujourd’hui éviter pour ne pas recourir au sempiternel “On verra ça en postprod”. »

Enfin, si les projets sont légions et bouillonnent chez Spline, le studio s’est fixé l’objectif d’apporter des solutions technologiques de pointe, d’ordinaire coûteuses, à des productions qui ne les auraient jamais envisagées : « Nous pouvons aujourd’hui intéresser la fiction pour des plans artistiquement complexes et des trajectoires élaboréesAvec la possibilité de préparer le tournage en amont et ainsi limiter les prises. » Reste à former des opérateurs, ce que Spline accepte déjà volontiers via les candidatures spontanées. L’équipe est aussi ouverte à des collaborations sur des sujets communs de développement. Le message est passé…

 

(Pour la demo Reel Spline, cliquer sur l’image)

 

 

 

 

 

 

 

 

L’équipe fondatrice de Spline (de g. à dr.): Lucas Limonne : directeur de production, Claire-Alix Gomez: directrice développement et opérations, Antoine Grasset: DT et opérateur de Jarvis, et Romain Bourzeix: gérant et superviseur VFX.

Un si grand soleil : quand la fiction haut de gamme prend le rythme du flux

Diffusé sur France 2 depuis le 27 août 2018 (et sur RTL-TVI en Belgique depuis octobre), Un si grand soleil fut l’un des événements de la grille de rentrée 2018 de la chaîne publique. Magic Hour fait partie de l’aventure avec la conception et l’intégration de la plateforme de postproduction très haut de gamme de la nouvelle série quotidienne signée France.tv Studio, filiale production de France Télévisions, produite par Toma de Matteis.

Tournage en extérieur au cœur de Montpellier…

Près de 200 collaborateurs, les moyens techniques de La Fabrique, l’entité des moyens internalisés de France Télévisions, une plateforme de 16000 mcouverts, 2200 mde studios, 1600 mde bureaux de production, 600 md’ateliers décors et la possibilité d’accueillir d’autres productions…
C’est donc aux studios de Vendargues, à quelques encablures de Montpellier, qu’est tournée la nouvelle série quotidienne de France 2. À 750 km de là, aux Studios de Saint-Cloud – Quai de Seine, a été établie la plateforme de postproduction.

 

Gestion des rushes en miroir

« De cette “contrainte géographique” nous en avons fait une particularité technique, précise François Lefebvre, architecte solution chez Magic Hour, et avons pris le parti de proposer à France Télévisions de procéder au déchargement des cartes caméras sur une station sur le lieu de tournage. » Aux Studios de Saint-Cloud se trouve sa sœur jumelle, alimentée en miroir via une liaison de transport optimisé en point à point IBM Aspéra, solution bien connue des diffuseurs pour les livraisons délinéarisées. Cette station reçoit les rushes à Vendargues sur sa baie locale, elle-même synchronisée avec son clone de Saint-Cloud. Les opérateurs parisiens récupèrent les rushes tout au long de la journée pour les « ingester » dans le système de postproduction architecturé autour d’un serveur Avid Nexis Entreprise de 240 To et d’une solution d’asset management Avid Interplay.

 

Robustesse et souplesse de l’infrastructure

Aux Studios de Saint-Cloud, si France Télévisions a fait le choix de solutions Avid, fort de ses expériences passées sur la postproduction des deux autres grandes séries quotidiennes que sont Plus belle la vie sur France 3, Demain nous appartient sur TF1, Magic Hour a imaginé pour Un si grand soleil un workflow collaboratif autour d’Interplay, et proposé une offre d’intégration avec prise en charge de l’ingénierie système. « Il fallait penser un système puissant, fiable, et bien sûr adapté à nos méthodes de travail pour réaliser une fiction quotidienne hautement qualitative alliée au rythme que connaissent les productions de flux, précise Olivier Roelens, producteur exécutif. Outre la qualité de nos trois équipes de tournage et de l’ensemble des collaborateurs de Vendargues et Saint-Cloud, un tel workflow contribue chaque jour, 5 fois par semaine, à la création d’un épisode de 22 minutes d’Un si grand soleil. »

« Pour garantir ces délais de fabrication, les temps de montage, de finishing, de mixage et d’étalonnage doivent s’inscrire dans la plus grande fluidité et la plus grande robustesse, ajoute François Lefebvre. Si les outils utilisés sont connus de tous, notre expertise quant à leur intégration sur ce type de projet s’est avérée essentielle pour assurer et sécuriser l’ensemble des processes. »  Ainsi, autour du couple Nexis-Interplay gravitent cinq stations de montage et de finishing Avid Media Composer, deux stations Nuke dédiées au VFX de la série, deux stations d’étalonnage DaVinci Resolve. Deux stations de montage son et mix avec Protools et surface de contrôle S6 viennent compléter le dispositif.

stations Avid Media Composer dédiées au montage et au finishing

Cinq stations Avid Media Composer sont dédiées au montage et au finishing.

stations de montage son et mix sous Protools et surface de contrôle S6

Une des deux stations de montage son et mix sous Protools et surface de contrôle S6.

 

 

 

 

 

 

 

 

stations d’étalonnage DaVinci Resolve et surface de contrôle Tangent Element

Deux stations d’étalonnage DaVinci Resolve et surface de contrôle Tangent Element. 

 

 

Artistique & final cut

Au sommet de la pyramide créative de France.tv Studio intervient une station équipée d’un Media Composer et d’un DaVinci Resolve pour les recherches à l’usage de Christophe Canis, directeur artistique postproduction. Avec aussi des compétences de monteur et d’étalonneur, ce dernier met les épisodes à longueur, valide le montage, l’étalonnage et le mixage quotidiennement. « Garant de la continuité éditoriale, visuelle et sonore de la série, je prends en compte les demandes des réalisateurs, des producteurs et de la chaîne, et je m’assure de leur faisabilité tant en termes techniques et artistiques. Si besoin, je propose des solutions, » précise-t-il.

Stade ultime, une dernière station Media Composer est dédiée à l’insertion de l’habillage et des génériques puis à la fabrication du PAD de chaque épisode lequel sera acheminé de manière délinéarisée vers le système PAD Def de France Télévisions. Parallèlement, l’archivage est effectué sur cartouches LTO associée à un serveur et librairie Quantum Scalar i3. La production y conserve rushesmasters, éléments d’habillage et épisodes consolidés.

 

décors avec découverte truquée

Un des décors avec découverte truquée.

VFX : un mix 2D/3D pour les découvertes

Un si grand soleil est la première série quotidienne française à bénéficier de découvertes sur fond vert. Dans les studios de Montpellier, c’est à la société les Tontons Truqueurs qu’a été confiée la mise en place du système « previz-on-set » de tracking caméra et d’incrustation HalideFx signé Lightcraft Technology, visant à calculer les coordonnées nécessaires au mouvement des découvertes composées d’un mix 2D/3D. « Le système permet à ce jour de produire des plans avec découvertes dès le tournage, que nous

affinons et enrichissons en postproduction, souligne Jeanne Marchalot, directrice de la postproduction, faisant d’Un si grand soleil la seule série quotidienne bénéficiant de deux workflows : de flux pour la rapidité des processes, et de fiction lourde pour les VFX. » Sur cet aspect

stations Nuke dédiées aux découvertes et retouches

VFX : deux stations Nuke sont dédiées aux découvertes et retouches (ci-contre).

VFX, l’équipe de Christophe Canis veille à la pertinence et la cohérence visuelle de la quinzaine de découvertes présente sur 7 décors truqués de la série. « En amont de ce déploiement, précise le directeur artistique, nous avons par exemple procédé aux repérages et fait réaliser par la société Do The Film un scan en photogrammétrie d’un quartier entier de Montpellier afin de le recréer en 3D. Il s’agit là d’un réel avantage permettant à la fois de jouer sur les lumières et les cieux, et d’ajouter des éléments en mouvement afin de rendre les scènes truquées encore plus réalistes. »

 

De la compétition à la livraison

« Pour la postproduction d’Un si grand soleil, notre cahier des charges était si ambitieux que nous souhaitions nous voir proposer les meilleures solutions capables de remplir tous nos critères, sans exception, insiste Jean-Philippe Lançon, chef de projet France Télévisions sur l’implantation des moyens de postproduction et contributeur aux spécifications du cahier des charges. C’est la raison pour laquelle l’appel d’offre initial fut organisé sous forme de “dialogue compétitif“, lequel vise à se concentrer sur une shortlist hautement qualifiée. »
Ainsi, en seulement six mois, d’octobre 2017 à avril 2018, la plateforme de postproduction des Studios de Saint-Cloud fut parée à traiter les premières images qui allaient constituer les 235 épisodes de la première saison de la série quotidienne. « Toute l’ingénierie et la configuration se sont déroulées sur notre site de Meudon, conclut François Lefebvre, avec un précâblage en atelier avant le transfert et le déploiement des équipements à Vendargues et aux Studios de Saint-Cloud. Dernières configurations obligent, France Télévisions a bénéficié d’un démarrage optimal, paré à recevoir les premiers ingests… »

 

Magic Hour au cœur des grandes séries quotidiennes

Avec Plus belle la vie (lire NL Magic Hour – avril 2016) et Un si grand soleil—qui fera l’objet d’un focus le mois prochain— Magic Hour a développé une expertise des workflows adaptés aux séries quotidiennes diffusées sur TF1, France 2 et France 3. Une expertise dont la seconde série dans l’ordre d’arrivée sur les antennes, Demain nous appartient, a aussi bénéficié. 

Produite par Telsète, filiale de Telfrance (groupe Newen), la quotidienne de TF1 compte quelque 200 techniciens, et bénéficie de trois équipes de tournage, dont une dédiée aux intérieurs au sein de 1600 mde studios à Sète.

 

 

Dénominateur commun

« Le dénominateur commun de tels programmes réside dans la fluidité et la solidité du workflow, souligne François Lefebvre, architecte solutions chez Magic Hour. Celles-ci œuvrent à la fabrication d’un épisode par jour tout en conférant un haut degré de qualité exigé par la production» Et ce, tant par les moyens mis œuvre à la captation, notamment à travers des caméras à grand capteur, que pour l’organisation des médias et le suivi de fabrication, lesquels exigent un choix de matériels hautement performants.

 

Avid / DaVinci Resolve, couple idéal

Dans le cas de Demain nous appartient, pour lequel l’intégration a été conduite par Studios Post & Prod, filiale de Newen, « Magic Hour a pleinement joué sa partition de conseil, précise Olivier Béchat, directeur général de Studios Post & Prod, en apportant son expertise sur les choix matériels, leur configuration au sein du workflow, et leur adaptation à nos méthodes de travail. » Pour François Lefèbvre, design de workflow et connaissance des matériels sont « la clé de voûte technique qui à la fois rassure toute une équipe, accompagne la cohérence des process, et permet aux talents de s’exprimer. »

Et, à ce titre, insiste quant au choix de solutions Avid : « Elles ont fait leurs preuves sur ce type de projets. Que ce soit pour les outils créatifs (Media Composer, Protools), pour le stockage (Isis 5500 ou Nexis) ou pour l’Asset Management (Interplay PAM ou Media Central | Production Management). » Si en ce qui concerne les trucages et le finishing on note des variantes propres à chaque série, quand il s’agit de l’étalonnage, DaVinci Resolve fait l’unanimité des étalonneurs et des directions artistiques de chacune d’entre elles. « À cette étape du travail de l’image, Resolve offre un champ des possibles accru en termes de créativité, mais aussi de fonctionnalités, » commente Olivier Béchat.

 

Accompagnement et montée en charge

Une série qui débute est un pari, son installation auprès du public est une consécration. Maîtrise des budgets oblige, Magic Hour a su proposer des solutions en adéquation avec les impératifs de Demain nous appartient : « en trouvant le bon point d’équilibre entre la capacité utile et l’apport d’une part de locatif dans la configuration, souligne Olivier Béchat. Nous avons ainsi optimisé notre setup de départ et misé sur l’évolutivité des solutions Avid sans sacrifier les moyens. En 18 mois nous avons doublé la capacité de notre Nexis, portée à 240 To, ajouté de la sécurisation à notre serveur de backup, et enfin acquis de nouvelles stations en nous affranchissant de la location… »

Une configuration qui a su évoluer au gré de l’installation de la série quotidienne auprès du public. Succès incontestable, DNA est à ce jour diffusée en Suisse, en Belgique, au Québec, et en Italie. Une fois encore, Magic Hour fit partie de l’aventure…

 

Demain nous appartient autour du couple Nexis / Interplay PAM

• 3 stations Avid d’ingest
• 6 stations Media Composer
(montage épisodes + résumés)
• 1 station de finishing
(Media Composer + After Effects)
• 1 station d’étalonnage (Da Vinci Resolve)
• 1 station polyvalente graphique
(Adobe) / montage (Avid) / étalonnage (DaVinci Resolve)

• 1 station de visionnage • 1 serveur de transcodage Carbon Coder • 2 serveurs d’archivage + librairie LTO • 5 stations de montage son et mixage Protools