Pré-NAB 2026 : Panasonic annonce un corps caméra IP natif

Elle sera présentée au prochain NAB. Avec l’AK-UBX100, Panasonic entend illustrer l’évolution des workflows de production vers des infrastructures IP. La nouvelle caméra se veut « multi-usages » comme le souligne le constructeur. 4K, elle s’intègre en natif aux environnements IP via la recommandation SMPTE ST 2110. Elle demeure toutefois compatible avec les installations SDI, transition oblige. En config IP, elle transporte donc vidéo, audio et contrôle sur un seul réseau et est ouverte aux protocoles NDI et SRT.

Pré-NAB 2026 : Avid, objectif IA tous azimuts

Pour le NAB 2026, Avid entend mettre l’accent sur l’intégration de l’intelligence artificielle au cœur de ses workflows avec la présentation de sa plateforme Content Core. Déjà dévoilée à l’IBC 2025, cette solution est conçue pour centraliser l’identité des contenus, les métadonnées, l’ingest, le stockage et la gestion des droits au sein d’un environnement unique et natif du cloud.
Avec Content Core, Avid entend réduire la fragmentation des outils et faciliter la collaboration entre équipes, en particulier dans des environnements hybrides mêlant infrastructures locales et cloud. L’objectif ? Accélérer les processus de production bien sûr, et notamment en postproduction et dans les workflows news. Et comme outil d’aide, des fonctions d’automatisation et d’IA pour optimiser la découverte et la réutilisation des contenus. Parallèlement, les solutions historiques de l’éditeur, comme Media Composer, Nexis ou MediaCentral, évoluent pour intégrer ces nouveaux usages.
Les démonstrations prévues au NAB illustreront l’apport de l’IA dans le logging, la gestion des métadonnées ou encore la génération de clips. Avid mettra également en avant l’évolution de ses outils éditoriaux, avec des workflows connectés permettant d’unifier la planification, la production et la diffusion de contenus sur les plateformes linéaires et numériques. Quant à l’approche retenue, elle vise à proposer une transition vers le cloud, sans imposer de modèle unique.

Pré-NAB 2026 : Nevion fait évoluer VideoIPath

La filiale de Sony en charge du développement de la plateforme d’orchestration media VideoIPath annonce le Panel Builder. Selon le constructeur, cette nouvelle fonctionnalité vise à simplifier la configuration et l’utilisation des panneaux de contrôle grâce à une interface graphique intuitive en drag-and-drop, permettant de créer des layouts personnalisés et d’assigner facilement différentes fonctions.
Le Panel Builder permet également de concevoir et tester les configurations hors ligne, sans nécessiter la présence physique des équipements, facilitant ainsi les déploiements et la duplication sur plusieurs sites. En centralisant la logique au sein de VideoIPath plutôt que dans les panneaux eux-mêmes, Nevion introduit une approche plus automatisée du contrôle des infrastructures broadcast IP. Cette mise à jour s’accompagne aussi de nouvelles intégrations et fonctionnalités, renforçant le rôle de VideoIPath comme système de contrôle unifié.

Aurora et Radiant : des stations haut de gamme signées Magic Hour

Depuis le début de l’année 2026, Magic Hour propose la gamme MH, des stations high-end centrées sur l’usage ciblé et la performance. Découverte…


Magic Hour ne se limite pas à assembler des composants, mais bien à accompagner chaque client dans le choix d’une configuration had hoc. Pour ceux qui ne connaissent pas encore la gamme MH, sachez qu’elle est déclinée en deux grandes familles : Aurora pour le format desktop, Radiant pour le format rack.
Les workstations Aurora s’inscrivent dans une logique de poste de travail classique, adapté à des environnements de postproduction ou de création, mais aussi sous la forme de configurations plus puissantes, destinées à des usages comme la VFX ou les environnements de calcul temps réel pour les studios virtuels.
Les versions Radiant répondent quant à elles aux contraintes des infrastructures techniques ou encore, de l’usage en mobilité. Elles permettent de concentrer une forte puissance de calcul dans les formats 1U, 2U et 4U.

Aurora et Radiant, la puissance modulable « IA Ready »

Chaque workstation Aurora et Radiant est construite sur mesure. La puissance peut être ajustée à plusieurs niveaux : processeurs, cartes graphiques, mémoire et stockage. Cette modularité permet de répondre aux tâches de création classiques, mais aussi aux usages de calcul intensif, notamment dans des contextes liés à l’intelligence artificielle. Ainsi, grâce à la gamme MH, il devient tout à fait possible de disposer de son propre réseau neuronal dédié à un service IA développé en interne à des fins de production ou de postproduction.

Refroidissement par fluide

Dans les configurations les plus avancées, l’accent est mis sur la capacité de calcul graphique signé Nvidia. Si l’un des enjeux des workstations Aurora est de concilier puissance et compacité, les configurations Radiant en format rack répondent à un autre impératif : la meilleure gestion thermique possible. Magic Hour a ainsi fait le choix d’intégrer des systèmes de refroidissement par fluide pour les processeurs : le système assure des températures de fonctionnement stables tout en limitant le bruit généré par le refroidissement par air, sans oublier la préservation des performances des composants dans le temps, y compris sur le module 1U dans lequel la place est pourtant limitée.

Des configurations media server à toute épreuve
Au-delà de la puissance brute, les stations MH intègrent des éléments pensés pour l’exploitation au quotidien. Dans les versions rack utilisées en configuration media server ou en contexte événementiel, une connectique robuste est ajoutée : le câblage intervient sur la BNC de l’interface intermédiaire et non directement sur les cartes. Dans les environnements de production où les machines sont régulièrement déplacées, câblées et décâblées, cette approche permet de sécuriser l’exploitation, et de limiter les risques de dégradation. Enfin, les stations Radiant sont équipées de fonctionnalités de gestion à distance, comme le pilotage via BMC ou IPMI, permettant de démarrer une ou un groupe de machines à distance, d’accéder au Bios, ou encore, monitorer les constantes de fonctionnement.
Côté investissements, on notera que Magic Hour propose l’ensemble de sa gamme MH à l’achat ou à la location courte et longue durée pour adapter Opex et Capex aux besoins de chacun, qu’il s’agisse d’un projet ponctuel ou d’une installation durable.

Glue : mux/demux by Yellobrik

Le Yellobrik OCM 1800 permet de transmettre ou de recevoir jusqu’à 18 signaux via une seule liaison fibre. Il utilise le multiplexage CWDM pour combiner plusieurs signaux sur une même fibre, puis les séparer à l’autre extrémité, optimisant ainsi l’utilisation des infrastructures existantes. L’OCM 1800 se présente sous la forme d’un multiplexeur/démultiplexeur tout-en-un, offrant de meilleures performances en termes de puissance de signal par rapport à des configurations en cascade utilisant les modèles OCM 1841/42/43/44 et OCM 1891/92.
Compatible avec des longueurs d’onde CWDM de 1270 à 1610 nm, il ne nécessite aucune alimentation électrique, ce qui en fait une solution efficace pour les installations souhaitant augmenter leur capacité sans modifications majeures de l’infrastructure. Il occupe un 1/2 RU dans un rack standard de 19 pouces.

Cartographie antenne : Chyron annonce une mise à jour d’Axis Maps

Le constructeur américain a dévoilé une version 2.0 de sa solution de création cartographique broadcast. Parmi les principales évolutions, Axis Maps 2.0 compte une interface repensée et des outils facilitant la création et l’export de cartes et une simplification de la distribution et l’automation des contenus. Chyron insiste également avoir mis l’accent sur la standardisation visuelle « dont les outils permettent de maintenir une identité graphique cohérente à l’échelle d’un projet ou d’une équipe ». Cette mise à jour prend par ailleurs en charge les formats verticaux pour contenus mobiles et des outils d’édition plus intuitifs à destination des rédactions et équipes de production, notamment pour produire rapidement des cartes exploitables sur un plus grand choix de supports et de formats.

Livre blanc : TVU Networks, pour des transmissions fiables

Le spécialiste américain de la transmission 5G & cloud annonce la publication d’un livre blanc intitulé « Surmonter la congestion et éliminer la latence durablement ». Le document analyse les défis de la production vidéo en direct dans des environnements à forte congestion ou à faible signal, où les solutions traditionnelles de bonding cellulaire montrent leurs limites. Il met en avant l’apport de technologies récentes comme la 5G Release 16, les architectures multi-antennes MIMO et l’agrégation de porteuses pour améliorer la stabilité des flux. Le livre blanc présente également des mécanismes d’optimisation en temps réel, incluant l’algorithme de transmission propriétaire de TVU et une gestion dynamique des liens, permettant de réduire la latence jusqu’à 0,3 seconde. L’ensemble vise à garantir des transmissions HD et UHD plus fiables, adaptées aux usages mobiles et aux environnements contraints.


Rendu temps réel : DLSS 5 de Nvidia, de possibles implications dans le broadcast et la postproduction ?

Lors de sa conférence annuelle GTC qui s’est tenue du 16 au 19 mars derniers à San Jose en Californie, Nvidia a présenté le DLSS 5. Celui-ci introduit une évolution conséquente du rendu en temps réel, basée sur le neural rendering. Contrairement au ray tracing et aux approches centrées sur la puissance de calcul, cette technologie agit sur la qualité des pixels et applique de l’éclairage et des textures photoréalistes cohérents avec la scène 3D traitée. Elle se rapproche ainsi le rendu interactif des pipelines du cinéma numérique.
Le système s’appuie sur un modèle d’IA entraîné de bout en bout, capable d’interpréter des surfaces complexes comme la peau ou les tissus, et fonctionne en temps réel jusqu’en 4K avec une faible latence. Son impact dépasse largement le cadre du jeu vidéo, car il ouvre des perspectives pour la production virtuelle, les graphismes temps réel pour le broadcast, les simulations interactives et les expériences XR, ainsi que les pipelines hybrides mêlant CGI et IA. Il réduirait considérablement l’écart entre production offline et temps réel. À terme, cette approche pourrait influencer les moteurs graphiques utilisés en télévision, où le compromis entre qualité et latence reste central. Wait and see…

Cas client : Karukera Studio ambitionne de structurer la production audiovisuelle caribéenne

À Sainte-Anne, en Guadeloupe, Karukera Studio se positionne comme un hub de production dédié à l’image, au son et aux contenus immersifs. Le studio entend accompagner l’essor de l’audiovisuel dans la Caraïbe tout en contribuant à structurer un véritable écosystème local. Explications…


« L’idée était de mettre un outil à disposition de la jeunesse et des talents créatifs des Petites Antilles », explique Thierry Galvani, directeur d’exploitation du studio. « Le cinéma se développe considérablement en Guadeloupe, et il manquait un lieu où l’on puisse créer, produire et postproduire. Nous disposons aujourd’hui d’une structure capable de répondre à tous types de productions grâce à des équipements pensés pour nos projets, mais aussi pour ceux des productions extérieures ». Ce déploiement ambitieux trouve sa justification dans l’absence de structures équivalentes dans la région Caraïbes ; les premiers ensembles comparables se trouvent à près de 2 000 kilomètres de là, en Floride.
Porté par un investisseur local, Joël Deschamps, le studio nouvellement créé a été construit dans le parc d’attractions Karukera Land, dont il est également l’actionnaire. « Karukera est le nom amérindien originel de la Guadeloupe », rappelle Thierry Galvani — « l’île aux belles eaux ».


Un studio à la pointe des technologies
C’est à Magic Hour qu’a été confiée une partie de l’intégration dédiée à la postproduction. « Pour la première fois dans la zone Caraïbes, nous avons déployé une infrastructure SAN EVO de Studio Network Solutions, d’une capacité initiale de 48 To évolutive, ainsi que notre nouvelle gamme TrueNAS Neon, intégrée par nos soins, avec une capacité de 480 To », souligne Ralph Chaloub, cofondateur de Magic Hour. « Il s’agit là du centre névralgique de Karukera », précise Thierry Galvani. « Nous disposons d’un environnement de stockage on-line et off-line robuste, capable de répondre aux exigences de nos départements montage et étalonnage, mais aussi à nos activités de création 3D, VFX et studio virtuel. »

Dans la chaîne des partenaires métropolitains de Karukera Studio, Kamel Mekki, producteur et dirigeant de XRCore, s’est vu quant à lui confier l’intégration du studio virtuel et la future mise en place du plateau XR, tous deux propulsés par Aximmetry et son puissant moteur de rendu, Unreal Engine. « Adossé à nos outils propriétaires, Karukera Studio s’inscrit comme un hub de production nouvelle génération, capable de produire des contenus hybrides à forte valeur ajoutée, du broadcast traditionnel aux expériences immersives et interactives », explique le patron de XRCore, dont l’expertise repose sur la convergence entre XR,

production virtuelle et solutions audiovisuelles SaaS et Cloud. XRCore assure également le déploiement du système de motion capture Rokoko, qui sera notamment utilisé pour la capture des mouvements du film d’animation 3D actuellement en préproduction au studio : Karukera, l’île magique. « Un long-métrage dont la sortie est prévue pour fin 2028 », confie Thierry Galvani. « Il bénéficiera de toutes les infrastructures déjà en place : création 3D, motion capture, studio son et, surtout, du vivier de talents que compte la Caraïbe. »
Pour Karukera Studio, ce film doit servir de catalyseur afin de structurer les équipes et les compétences sur le territoire. « Nous espérons que plus de 20 % des équipes créatives pourront être recrutées en Guadeloupe », indique Thierry Galvani.
Un projet ancré dans la production caribéenne
Le développement de Karukera Studio intervient dans un contexte où la Guadeloupe attire désormais des productions internationales, notamment depuis la série Death in Paradise, diffusée par la BBC et tournée depuis plus de quinze ans à Deshaies, au nord-ouest de la Basse-Terre. Pour les équipes du studio, cette dynamique confirme le potentiel du territoire. « Il y a des tournages réguliers, mais il faut aussi que les outils techniques soient présents pour que les productions puissent travailler localement », insiste Thierry Galvani. Karukera Studio entend bien contribuer au renforcement de cette filière en s’appuyant sur ses infrastructures et en développant progressivement des formations dédiées aux métiers de l’image et du numérique. «

À moyen terme, l’idée est d’accompagner la montée en compétences des talents locaux », explique le directeur d’exploitation. « Nous voulons que les créateurs caribéens puissent travailler sur place, et sur des projets d’envergure ! »
Au-delà de la production audiovisuelle, le studio s’oriente également vers des contenus immersifs et interactifs. Les équipes travaillent notamment sur des expériences en réalité virtuelle destinées à des espaces de loisirs et à des attractions thématiques, en synergie avec le parc Karukera Land. Une chose est sûre : à travers ses projets et l’ouverture de ses infrastructures à d’autres productions, Karukera Studio entend contribuer à l’émergence d’un véritable pôle audiovisuel dans la Caraïbe.

Audio Broadcast : pilotez à distance DigiCart et InstantReplay

360 Systems Broadcast fait évoluer ses bibliothèques audio DigiCart5 et InstantReplay3 en les rendant pilotables à distance. Pour cela, le constructeur a développé un soft de contrôle baptisé Arc. Il permet d’utiliser jusqu’à trois systèmes de playout depuis un PC distant à travers un réseau. L’accès est total avec les fonctions lecture, arrêt, pause, boucle et enregistrement, raccourcis inclus. Avec Arc, ceux-ci passent de 10 touches physiques sur le panneau avant de DigiCart5 à 50 touches virtuelles accessibles via l’interface logicielle. Plutôt que d’utiliser le clavier virtuel d’Arc, 360 Systems propose également en option une surface de contrôle externe intégrant 20 raccourcis.


InstantReplay3 & Digicart5
Les deux solutions audio numériques InstantReplay3 et DigiCart5 disposent d’une mémoire de stockage interne de 50 Go, et bien sûr davantage si elles se voient connectées à des périphériques USB ou à un FTP. En option, l’ajout d’un module Dante leur permet une entrée ou une sortie audio via Ethernet vers d’autres appareils compatibles avec ce protocole.
Côté gestion, Instant Replay3 permet à l’utilisateur d’organiser les médias, de copier ou déplacer des fichiers et d’obtenir des informations sur les clips et les listes de lecture en naviguant dans une structure de dossier/fichier. En utilisation studio, il permet bien sûr d’enregistrez et lire l’audio à partir de sa mémoire interne, d’effectuer des éditions simples de tête et de queue et d’attribuer rapidement des clips à l’une des 50 touches de raccourci sur l’une des 50 bibliothèques.

Quant à DigiCart5, son écran tactile facilite à la fois sa configuration et son exploitation. Digicart5 est par ailleurs pourvu de 10 bibliothèques de 10 touches de raccourci accessibles depuis le panneau avant. Il enregistre et lit l’audio directement à partir de sa mémoire interne. Sur Instant Replay3 et Digicart5, six GPI et six GPO permettent de déclencher la lecture ou l’enregistrement à partir d’un appareil externe et signalent aux appareils externes l’état du système afin de déclencher des événements supplémentaires.