NAB 2026 : Studio Network Solution : Outpost, Trio, Evo et suite IA…

Après avoir été récompensé à deux reprises dans la catégorie « produit de l’année » en 2025, pour cette édition 2026 du Nab, outre des mises à jour de sa suite Evo, Studio Network Solutions a officiellement lancé Outpost (prix Best of NabShow 2026 décerné par AV Technology Magazine), son outil de révision et de validation, précédemment en version beta. Les utilisateurs partagent les médias pour relecture directement depuis le Mam ShareBrowser, avec transcodage et watermarking automatiques, avec des accès et une authentification sécurisée.
Le constructeur a également présenté Trio, son offre de stockage cloud longue durée, mais aussi de reprise après incident. Celle-ci repose sur un modèle tarifaire à coût mensuel fixe par To.
Quant à Evo, il demeure au cœur du workflow SNS pour ce qui concerne le stockage partagé des environnements de production. Ses mises à jour pour sa version 7.1.1, ont porté sur la sécurité, les performances, l’extension du système, l’automatisation des workflows et l’intégration entre les différents produits de la gamme.
Enfin, la suite IA proposée par le constructeur est conçue pour l’analyse des médias sur site sans avoir à les transférer sur un service cloud spécialisé. On pense notamment à transcription et la traduction automatisée, la reconnaissance des visages et des objets, la synthèse des contenus et la segmentation contextuelle.

NAB 2026 : objectif ST2110 natif pour Blackmagic Design

Sur le stand du constructeur australien, on découvre sa nouvelle proposition dédiée aux workflows IP natifs. Le virage du ST2110 pour la production est donc pris.


Resolve 21
Cette mise à jour majeure (à télécharger ici) introduit une nouvelle page : Photo. Celle-ci permet aux étalonneurs et photographes d’utiliser les outils de colorimétrie que propose Resolve pour les images animées. Au-delà de cette page, de nouveaux outils IA rejoignent la V21 (à ce jour déjà en 21.2) : IntelliSearch pour la recherche rapide de contenus, CineFocus pour l’ajustement du point focal, des outils de retouche des visages : AI Face Age Transformer ; AI Face Reshaper ; AI Blemish Removal pour les imperfections de la peau,… Parmi les autres outils IA, leurs noms résument bien leur function : AI Slate ID ; AI UltraSharpen ; AI Motion Deblur… et sur Fusion, le jeu d’outils Krokodove ajoute quelque 70 nouveaux effets graphiques.


Production Live 100GbE
Le constructeur prend le virage du tout IP avec une version de son mélangeur Atem Constellation travaillant en ST2110 natif proposé en 2 versions.

 Le 4 M/E Constellation IP, avec 32 entrées réparties sur quatre paires de connexions 100GbE, et 24 sorties ; et le 4 M/E Constellation IP Plus avec 64 entrées et 48 sorties réparties sur huit paires 100GbE. Chacun compte un convertisseur de standards intégré à chaque entrée permettant de travailler avec des sources diverses.


Du côté des enregistreurs, l’HyperDeck Iso Recorder 100G compte 8 canaux UHD ST2110 sur une connexion 100GbE, avec un enregistrement en Apple ProRes 4:2:2 HQ, 4:2:2 ou LT directement sur un stockage comme le Cloud Store Ultra en version 24 ou 48 To en Raid 5 ou le Media Dock Ultra totalisant 12 cartes mémoire flash M2 en Raid 0.






Réseau
Le Blackmagic Ethernet Switch 820 est le hub réseau dédié à l’écosystème 100GbE. Il compte 8 ports 100GbE QSFP, 2 ports 10GbE, et un port de contrôle NMOS dédié et, deux entrées d’horloge PTP redondantes permettant de connecter une seconde horloge grandmaster et de maintenir la synchronisation en cas de défaut de câble ou pendant des opérations de maintenance.
Et pour les infrastructures en voie de migration, Blackmagic a tout prévu avec le Blackmagic SDI Expander 8x12G. Il compte 8 canaux 12G-SDI vers ST2110 et 8 ST2110 vers 12G-SDI, et permet d’ajouter huit connexions 10GbE dont chaque port fournit 90W en PoE++ pour alimenter caméras et convertisseurs. Dans cette configuration, le constructeur a pensé le cas où 8 Studio Camera intégreraient le workflow IP avec un câble par  caméra (signal et alimentation).

Caméras
La Ursa Cine 12K LF 100G repose sur le même capteur grand format que la Cine 12K, avec 16 diaphs de plage dynamique. Elle passe en ST2110 avec sa connexion 100GbE. Côté cadence, elle couvre en IP en temps réel jusqu’à 2160p60, mais aussi une sortie live jusqu’à 440 i/s. Côté montures, elle existe pour PL, LPL, EF et B4 (en option).
La Ursa Cine Immersive passe elle aussi en version 100GbE. Si ses deux capteurs 8K restent inchangés, elle peut aujourd’hui faire du direct avec l’Ursa Live Encoder qui compresse les deux flux HFR en Apple ProRes pour une sortie IP ST2110-22 via une connexion Ethernet 100GbE.

Enfin, parmi les autres équipements présentés à ce NAB 2026, citons le Blackmagic UpDownCross 100G prévu pour juin, un cross converter SD, HD et Ultra HD SDI/ST2110, l’Atem Monitoring Rack Panel (20 et 40), un convertisseur de monitoring ST2110 vers 12G-SDI et HDMI intégré au format rack (également prévu pour juin), et la version beta de Fairlight Live (à télécharger ici), logiciel de mix live, de la stéréo au formats immersifs, capable de gérer jusqu’à des milliers de canaux selon l’ordinateur hôte. Son intégration ST2110 est native, avec synchronisation d’horloge PTP et connexion directe aux systèmes Atem.

Pré-NAB 2026 : Panasonic annonce un corps caméra IP natif

Elle sera présentée au prochain NAB. Avec l’AK-UBX100, Panasonic entend illustrer l’évolution des workflows de production vers des infrastructures IP. La nouvelle caméra se veut « multi-usages » comme le souligne le constructeur. 4K, elle s’intègre en natif aux environnements IP via la recommandation SMPTE ST 2110. Elle demeure toutefois compatible avec les installations SDI, transition oblige. En config IP, elle transporte donc vidéo, audio et contrôle sur un seul réseau et est ouverte aux protocoles NDI et SRT.

Pré-NAB 2026 : Avid, objectif IA tous azimuts

Pour le NAB 2026, Avid entend mettre l’accent sur l’intégration de l’intelligence artificielle au cœur de ses workflows avec la présentation de sa plateforme Content Core. Déjà dévoilée à l’IBC 2025, cette solution est conçue pour centraliser l’identité des contenus, les métadonnées, l’ingest, le stockage et la gestion des droits au sein d’un environnement unique et natif du cloud.
Avec Content Core, Avid entend réduire la fragmentation des outils et faciliter la collaboration entre équipes, en particulier dans des environnements hybrides mêlant infrastructures locales et cloud. L’objectif ? Accélérer les processus de production bien sûr, et notamment en postproduction et dans les workflows news. Et comme outil d’aide, des fonctions d’automatisation et d’IA pour optimiser la découverte et la réutilisation des contenus. Parallèlement, les solutions historiques de l’éditeur, comme Media Composer, Nexis ou MediaCentral, évoluent pour intégrer ces nouveaux usages.
Les démonstrations prévues au NAB illustreront l’apport de l’IA dans le logging, la gestion des métadonnées ou encore la génération de clips. Avid mettra également en avant l’évolution de ses outils éditoriaux, avec des workflows connectés permettant d’unifier la planification, la production et la diffusion de contenus sur les plateformes linéaires et numériques. Quant à l’approche retenue, elle vise à proposer une transition vers le cloud, sans imposer de modèle unique.

Pré-NAB 2026 : Nevion fait évoluer VideoIPath

La filiale de Sony en charge du développement de la plateforme d’orchestration media VideoIPath annonce le Panel Builder. Selon le constructeur, cette nouvelle fonctionnalité vise à simplifier la configuration et l’utilisation des panneaux de contrôle grâce à une interface graphique intuitive en drag-and-drop, permettant de créer des layouts personnalisés et d’assigner facilement différentes fonctions.
Le Panel Builder permet également de concevoir et tester les configurations hors ligne, sans nécessiter la présence physique des équipements, facilitant ainsi les déploiements et la duplication sur plusieurs sites. En centralisant la logique au sein de VideoIPath plutôt que dans les panneaux eux-mêmes, Nevion introduit une approche plus automatisée du contrôle des infrastructures broadcast IP. Cette mise à jour s’accompagne aussi de nouvelles intégrations et fonctionnalités, renforçant le rôle de VideoIPath comme système de contrôle unifié.

Aurora et Radiant : des stations haut de gamme signées Magic Hour

Depuis le début de l’année 2026, Magic Hour propose la gamme MH, des stations high-end centrées sur l’usage ciblé et la performance. Découverte…


Magic Hour ne se limite pas à assembler des composants, mais bien à accompagner chaque client dans le choix d’une configuration had hoc. Pour ceux qui ne connaissent pas encore la gamme MH, sachez qu’elle est déclinée en deux grandes familles : Aurora pour le format desktop, Radiant pour le format rack.
Les workstations Aurora s’inscrivent dans une logique de poste de travail classique, adapté à des environnements de postproduction ou de création, mais aussi sous la forme de configurations plus puissantes, destinées à des usages comme la VFX ou les environnements de calcul temps réel pour les studios virtuels.
Les versions Radiant répondent quant à elles aux contraintes des infrastructures techniques ou encore, de l’usage en mobilité. Elles permettent de concentrer une forte puissance de calcul dans les formats 1U, 2U et 4U.

Aurora et Radiant, la puissance modulable « IA Ready »

Chaque workstation Aurora et Radiant est construite sur mesure. La puissance peut être ajustée à plusieurs niveaux : processeurs, cartes graphiques, mémoire et stockage. Cette modularité permet de répondre aux tâches de création classiques, mais aussi aux usages de calcul intensif, notamment dans des contextes liés à l’intelligence artificielle. Ainsi, grâce à la gamme MH, il devient tout à fait possible de disposer de son propre réseau neuronal dédié à un service IA développé en interne à des fins de production ou de postproduction.

Refroidissement par fluide

Dans les configurations les plus avancées, l’accent est mis sur la capacité de calcul graphique signé Nvidia. Si l’un des enjeux des workstations Aurora est de concilier puissance et compacité, les configurations Radiant en format rack répondent à un autre impératif : la meilleure gestion thermique possible. Magic Hour a ainsi fait le choix d’intégrer des systèmes de refroidissement par fluide pour les processeurs : le système assure des températures de fonctionnement stables tout en limitant le bruit généré par le refroidissement par air, sans oublier la préservation des performances des composants dans le temps, y compris sur le module 1U dans lequel la place est pourtant limitée.

Des configurations media server à toute épreuve
Au-delà de la puissance brute, les stations MH intègrent des éléments pensés pour l’exploitation au quotidien. Dans les versions rack utilisées en configuration media server ou en contexte événementiel, une connectique robuste est ajoutée : le câblage intervient sur la BNC de l’interface intermédiaire et non directement sur les cartes. Dans les environnements de production où les machines sont régulièrement déplacées, câblées et décâblées, cette approche permet de sécuriser l’exploitation, et de limiter les risques de dégradation. Enfin, les stations Radiant sont équipées de fonctionnalités de gestion à distance, comme le pilotage via BMC ou IPMI, permettant de démarrer une ou un groupe de machines à distance, d’accéder au Bios, ou encore, monitorer les constantes de fonctionnement.
Côté investissements, on notera que Magic Hour propose l’ensemble de sa gamme MH à l’achat ou à la location courte et longue durée pour adapter Opex et Capex aux besoins de chacun, qu’il s’agisse d’un projet ponctuel ou d’une installation durable.

Glue : mux/demux by Yellobrik

Le Yellobrik OCM 1800 permet de transmettre ou de recevoir jusqu’à 18 signaux via une seule liaison fibre. Il utilise le multiplexage CWDM pour combiner plusieurs signaux sur une même fibre, puis les séparer à l’autre extrémité, optimisant ainsi l’utilisation des infrastructures existantes. L’OCM 1800 se présente sous la forme d’un multiplexeur/démultiplexeur tout-en-un, offrant de meilleures performances en termes de puissance de signal par rapport à des configurations en cascade utilisant les modèles OCM 1841/42/43/44 et OCM 1891/92.
Compatible avec des longueurs d’onde CWDM de 1270 à 1610 nm, il ne nécessite aucune alimentation électrique, ce qui en fait une solution efficace pour les installations souhaitant augmenter leur capacité sans modifications majeures de l’infrastructure. Il occupe un 1/2 RU dans un rack standard de 19 pouces.

Cartographie antenne : Chyron annonce une mise à jour d’Axis Maps

Le constructeur américain a dévoilé une version 2.0 de sa solution de création cartographique broadcast. Parmi les principales évolutions, Axis Maps 2.0 compte une interface repensée et des outils facilitant la création et l’export de cartes et une simplification de la distribution et l’automation des contenus. Chyron insiste également avoir mis l’accent sur la standardisation visuelle « dont les outils permettent de maintenir une identité graphique cohérente à l’échelle d’un projet ou d’une équipe ». Cette mise à jour prend par ailleurs en charge les formats verticaux pour contenus mobiles et des outils d’édition plus intuitifs à destination des rédactions et équipes de production, notamment pour produire rapidement des cartes exploitables sur un plus grand choix de supports et de formats.

Livre blanc : TVU Networks, pour des transmissions fiables

Le spécialiste américain de la transmission 5G & cloud annonce la publication d’un livre blanc intitulé « Surmonter la congestion et éliminer la latence durablement ». Le document analyse les défis de la production vidéo en direct dans des environnements à forte congestion ou à faible signal, où les solutions traditionnelles de bonding cellulaire montrent leurs limites. Il met en avant l’apport de technologies récentes comme la 5G Release 16, les architectures multi-antennes MIMO et l’agrégation de porteuses pour améliorer la stabilité des flux. Le livre blanc présente également des mécanismes d’optimisation en temps réel, incluant l’algorithme de transmission propriétaire de TVU et une gestion dynamique des liens, permettant de réduire la latence jusqu’à 0,3 seconde. L’ensemble vise à garantir des transmissions HD et UHD plus fiables, adaptées aux usages mobiles et aux environnements contraints.


Rendu temps réel : DLSS 5 de Nvidia, de possibles implications dans le broadcast et la postproduction ?

Lors de sa conférence annuelle GTC qui s’est tenue du 16 au 19 mars derniers à San Jose en Californie, Nvidia a présenté le DLSS 5. Celui-ci introduit une évolution conséquente du rendu en temps réel, basée sur le neural rendering. Contrairement au ray tracing et aux approches centrées sur la puissance de calcul, cette technologie agit sur la qualité des pixels et applique de l’éclairage et des textures photoréalistes cohérents avec la scène 3D traitée. Elle se rapproche ainsi le rendu interactif des pipelines du cinéma numérique.
Le système s’appuie sur un modèle d’IA entraîné de bout en bout, capable d’interpréter des surfaces complexes comme la peau ou les tissus, et fonctionne en temps réel jusqu’en 4K avec une faible latence. Son impact dépasse largement le cadre du jeu vidéo, car il ouvre des perspectives pour la production virtuelle, les graphismes temps réel pour le broadcast, les simulations interactives et les expériences XR, ainsi que les pipelines hybrides mêlant CGI et IA. Il réduirait considérablement l’écart entre production offline et temps réel. À terme, cette approche pourrait influencer les moteurs graphiques utilisés en télévision, où le compromis entre qualité et latence reste central. Wait and see…