Blackmagic Design enrichit sa gamme UltraStudio Express avec les nouveaux UltraStudio Express Recorder 3G et UltraStudio Express Monitor 3G, deux interfaces compactes destinées respectivement à l’acquisition et au monitoring vidéo. Connectées via USB-C ou Thunderbolt 4, elles prennent en charge les signaux SD et HD jusqu’au 1080p60 en qualité broadcast.
L’UltraStudio Express Recorder 3G assure l’acquisition depuis des sources 3G-SDI ou Hdmi, tandis que l’UltraStudio Express Monitor 3G est dédié à la sortie vidéo vers des moniteurs ou équipements professionnels. Compatibles avec macOS, Windows et Linux, ces deux interfaces fonctionnent avec DaVinci Resolve, Adobe Premiere Pro, Avid Media Composer ou Final Cut Pro. Elles succèdent aux anciens modèles UltraStudio 3G en adoptant une connectique modernisée basée sur USB4/Thunderbolt 4.
Compatibilité : la carte Kona IP25 prête pour Colorfront
/dans Nouveautés partenaires /par Stéphane BerthouxAJA Video Systems a annoncé la prise en charge de sa carte d’entrée/sortie Kona IP25 par les logiciels Colorfront Transkoder et On-Set Dailies sous Windows. Cette intégration permet aux utilisateurs de la carte ST2110 d’AJA et des softs Colorfront de tirer parti du débit de la recommandation ST2110 et optimiser le visionnage des rushes en local et à distance, le transcodage et la diffusion en continu.
Up-to-date : BirdDog, full NDI
/dans Nouveautés partenaires /par Stéphane Berthoux
BirdDog est le premier fabricant de matériel à obtenir une compatibilité complète avec la dernière version de NDI (6.3) sur l’ensemble de sa gamme de caméras, encodeurs et décodeurs. Le fabricant australien prend ainsi en charge nativement les fonctions de découverte de NDI 6.3, notamment l’enregistrement actif auprès du discovery server, le regroupement des appareils par nom d’hôte, et la diffusion en temps réel des propriétés. L’objectif est de simplifier les déploiements vidéo IP à grande échelle, a expliqué BirdDog dans un dans les allées d’infoComm 2026.
Outside broadcast : nouveau moniteur de référence Sony
/dans Nouveautés partenaires /par Stéphane Berthoux
Nom de code BVM-HX1710 et sa déclinaison IP, BVM-HX1710N. Les deux références reposent sur une dalle Trimaster HX 16,5 pouces 4K UHD (3840×2160) pour une luminance de 3000 cd/m² en HDR. Côté connectique, les deux déclinaisons disposent notamment d’entrées 12G-SDI et Hdmi.
La version 1710N intègre en natif les interfaces Smpte ST2110. Comme sur l’ensemble de sa gamme Trimaster, le constructeur met en avant la cohérence colorimétrique garantissant la continuité d’affichage quelle que soit l’étape de la chaîne de production, de la captation au mastering HDR. Côté terrain de prédilection, format rackable oblige, on les retrouvera aux postes de QC, dans les régies mobiles, OB vans ou infrastructures IP nécessitant une référence.
Expérimentation : à l’Ina, l’intelligence artificielle s’invite dans la restauration
/dans Nouveautés partenaires /par Stéphane BerthouxLors du festival Il Cinema Ritrovato à Bologne, le 25 juin dernier, l’Ina, a expliqué comment ces nouveaux outils dits intelligents viennent compléter les logiciels de restauration traditionnels.
L’intelligence artificielle n’a pas vocation à remplacer les stations de travail telles que Diamant, DRS Nova ou Phoenix qui demeurent la base des traitements de restauration. Par contre, « elle ouvre de nouvelles perspectives sur des défauts particulièrement complexes à corriger », a expliqué Benjamin Lerena, responsable des projets de numérisation et de restauration lors de la table ronde dédiée aux archives télévisuelles.

L’un des principaux champs d’expérimentation concerne les bobines 16mm issues des kinescopes, lesquels avaient pour mission de filmer un tube cathodique avant la généralisation du magnétoscope. « Leur image peut cumuler des défauts vidéo et de défauts liés au film, mais le contenu n’en demeure pas moins unique », explique-t-il. Parmi les plus fréquents figurent les lignes de balayage du tube cathodique, les déformations géométriques, les problèmes de définition, ou encore les distorsions provoquées par la courbure des CRT de l’époque. Autant d’imperfections que les outils de restauration classiques corrigent difficilement, mais qu’une approche IA et algorithmique s’avère efficace quand le traitement conventionnel montre ses limites. L’autre domaine de recherche concerne les collections vidéo, qui représentent près de 80 % du fonds de l’Institut. Les équipes expérimentent des traitements IA visant à éliminer les dropouts, le crosscolor ou encore améliorer la définition des images issues de formats SD. Ces expérimentations répondent à l’évolution des usages, tant les archives vidéo ne sont plus seulement destinées à la télévision, mais également à des restaurations 2K ou 4K, voire à des projections en salle. « Lorsque l’on projette une bande vidéo deux pouces sur un grand écran de cinéma, le résultat peut être peu flatteur », conclut Benjamin Lerena. « L’objectif est donc de développer de nouveaux outils capables d’améliorer ces images sans se substituer au travail des restaurateurs. »
Patrimoine : de la sauvegarde à la transmission, la nouvelle vie des archives audiovisuelles
/dans Nouveautés partenaires /par Stéphane BerthouxLe 25 juin dernier à Bologne, lors du festival Il Cinema Ritrovato, une table ronde consacrée aux archives télévisuelles a réuni la Rai, l’Ina, NBCUniversal et l’UCLA Film & Television Archive. Derrière quatre expériences très différentes se dessine une même évolution : la préservation audiovisuelle ne consiste plus seulement à sauver des images, mais à préparer leur transmission aux générations futures et, de plus en plus, à leur redonner une valeur économique.
« Aujourd’hui, il ne reste pratiquement plus de magnétoscopes capables de relire certaines bandes deux pouces. » Lorsque Benjamin Lerena, responsable des projets de numérisation et de restauration à l’Ina, fait état de cette réalité, on comprend que le temps n’est plus un allié pour les protecteurs du patrimoine audiovisuel. Les supports vieillissent, les équipements disparaissent et les compétences techniques s’éteignent avec ceux qui les maîtrisent encore. Un constat qui aurait pu résumer à lui seul cette table ronde organisée dans le cadre du festival Il Cinema Ritrovato. Pourtant, au fil des interventions de la Rai, de l’Ina, de NBCUniversal et de l’UCLA Film & Television Archive, une autre réalité apparaît : la véritable révolution ne réside plus dans la numérisation. Elle commence une fois celle-ci terminée.
Sauver les collections une course contre le temps ?
Les quatre institutions semblent partager un même sentiment d’urgence. Pour la Rai, comme l’a rappelé Giuliano Donnini, Technical Coordinator, le cumul des ans s’incarne dans plus de 350 000 bobines d’actualités filmées produites entre 1952 et 1985, et menacées pour certaines par le syndrome du vinaigre (Lire notre article du 2/9/2025). Pour l’Ina, l’urgence était déjà là il y a vingt-sept ans, lorsque fut lancé le premier plan de numérisation.
NBCUniversal, qui a entrepris son programme de numérisation en 2017, dresse un constat identique : au-delà de l’obsolescence des bandes, ce sont désormais les magnétoscopes professionnels, les pièces détachées et les techniciens capables de les maintenir qui deviennent les ressources les plus rares. Comme l’a souligné Cassandra Moore, sa vice-présidente Mastering & Archive, « préserver les contenus implique aujourd’hui autant de maintenir les machines que de sauvegarder les images elles-mêmes ». Tous évoquent finalement la même évidence : si les collections ne sont pas transférées à temps, certaines disparaîtront tout simplement avec les technologies qui permettent encore de les lire.
La numérisation n’est plus une fin en soi
Mais les exposés ont surtout montré combien la préservation audiovisuelle avait changé de nature. Benjamin Lerena est probablement celui qui l’exprime avec le plus de recul. Les premières campagnes menées par l’Ina répondaient avant tout à une logique de volume. « Il fallait sauver le maximum de programmes dans un délai limité avec ce que la technologie du moment offrait de meilleur ». Certaines décisions techniques, parfaitement cohérentes à la fin des années 1990, ont bien sûr été réévaluées. Les restaurations repartent désormais des meilleurs éléments disponibles, les anciens formats compressés laissent progressivement place à des fichiers de conservation sans perte, avec toujours la même recherche de qualité.

Pionnier dès 1999, l’Ina a fait un point sur 25 années de préservation des archives télévisuelles. Depuis, les formats compressés cèdent progressivement

leur place à des fichiers de conservation sans perte, et la recherche de qualité a pris le pas sur la simple sauvegarde du début des années 2000.

Le workflow de numérisation des actualités de la Rai (1952-1985) opéré par L’Immagine Ritrovata à Bologne et Augustus Color à Rome.
Quelque 20 ans plus tard, la Rai bénéficie indirectement de l’expérience de l’Ina. Son projet comprend les technologies d’aujourd’hui et un workflow validé comme état de l’art par tous les acteurs. NBCUniversal applique quant à lui la même philosophie à ses collections cinématographiques et télévisuelles, et notamment à son patrimoine de séries. Pour tous ces acteurs, les workflows ne sont plus pensés uniquement pour produire des fichiers, mais pour constituer des masters capables de répondre aux usages des prochaines décennies.
Restaurer… et désormais monétiser
Une autre évolution, plus récente mais tout aussi structurante, apparaît en filigrane des présentations : les archives ne sont plus seulement conservées pour être consultées, elles deviennent des actifs économiques. Aux États-Unis le développement des chaînes FAST (Free Ad-Supported Streaming Television) illustre cette transformation. Ces chaînes gratuites financées par la publicité reposent largement sur des catalogues existants, remis en circulation grâce aux opérations de restauration et de remasterisation. Pour des groupes comme NBCUniversal, les archives télévisuelles ne sont plus uniquement un patrimoine à préserver, mais une ressource stratégique permettant d’alimenter de nouveaux canaux de diffusion. Dans ce contexte, la qualité des restaurations, la structuration des métadonnées et la disponibilité des droits deviennent des enjeux tant économiques que patrimoniaux. Les investissements dans la numérisation et la restauration trouvent ainsi une nouvelle justification : ils permettent non seulement de sauvegarder les œuvres, mais aussi de leur offrir une seconde vie auprès de nouveaux publics.
Restaurer… pour transmettre
C’est sans doute l’UCLA Library Film & Television Archive qui apporte la conclusion la plus inattendue. Alors que les trois premières interventions portaient principalement sur la conservation et la restauration, leurs worflows et retours d’expérience, Todd Wiener de la University of California in Los Angeles déplace le débat vers une autre question : que vaut une archive si personne ne peut la voir ? Les difficultés qu’il décrit sont moins techniques que juridiques. Musiques, extraits de films, photographies, œuvres littéraires ou contrats de diffusion limités compliquent souvent davantage la mise à disposition des programmes que leur restauration elle-même. Les projets menés autour de l’émission In the Life illustrent cette réalité : certaines séquences peuvent être diffusées sur YouTube, d’autres doivent être retirées pour respecter les droits secondaires, tandis que les versions intégrales restent consultables dans les collections universitaires in situ à destination du public et des chercheurs. Cette intervention rappelle qu’une archive n’accomplit pleinement sa mission que lorsqu’elle peut être transmise et, de plus en plus, lorsqu’elle peut être diffusée dans des cadres adaptés aux usages contemporains.
Une nouvelle définition de la préservation
Au terme de cette rencontre, un constat s’impose. Malgré leurs statuts très différents (diffuseur public, institut public patrimonial, studio hollywoodien et université), les quatre participant décrivent une même transformation. La préservation audiovisuelle ne consiste plus uniquement à sauver des supports menacés, elle s’étend désormais à l’ensemble du cycle de vie des œuvres : sélectionner les meilleurs éléments, produire des fichiers pérennes, enrichir les contenus par des métadonnées fiables, conserver les originaux, préparer les conditions de leur diffusion future et, envisager leur valorisation économique. Autrement dit, la préservation du patrimoine ne s’arrête plus lorsque la numérisation (et/ou la restauration) est achevée, mais commence véritablement à ce moment-là.
Et c’est peut-être le principal enseignement de cette table ronde : les archives audiovisuelles ne cherchent plus seulement à survivre au temps, elles cherchent désormais à continuer de vivre, et trouver leur place dans tous les écosystèmes de diffusion.
Satis+ 2026, seconde édition
/dans Nouveautés partenaires /par Stéphane BerthouxLes 1er et 2 juillet 2026, direction la Halle de l’Innovation à Montpellier où se déroulera la seconde édition du Satis+, déclinaison régionale de l’événement parisien. Parmi les thématiques abordées cet été, l’IA générative, les workflows cloud, les VFX, l’animation temps réel ainsi que les nouveaux modèles de production et de diffusion des contenus. Dans la thématique VFX, une master class sera consacrée à la dernière saison de Stranger Things, avec un retour d’expérience sur les pipelines de production. Pour s’accréditer, c’est ici !
Maevex MGX de Matrox : tirer le maximum d’un réseau AV-over-IP
/dans Nouveautés partenaires /par Stéphane BerthouxAvec Maevex MGX, Matrox propose une solution d’encodage et de décodage AV-over-IP destinée aux environnements où la qualité vidéo, la faible latence et l’optimisation de la bande passante sont un enjeu.
La gamme s’appuie sur le standard ouvert IPMX fondé sur plusieurs spécifications Smpte ST2110 permettant d’assurer l’interopérabilité des flux audiovisuels sur IP tout en répondant aux contraintes spécifiques du marché AV professionnel. Côté codec, Maevex MGX utilise le H.265 4:4:4 pour transporter des flux vidéo avec une bande passante réduite jusqu’en 4K60p. Le constructeur annonce ainsi des débits jusqu’à vingt fois inférieurs à ceux des solutions concurrentes. Sur les aspects distribution, plusieurs protocoles de diffusion sont pris en charge : IPMX, SRT, RTSP et MPEG-TS. Les boîtiers sont également pourvu de fonctions KVM sur IP permettant le transport de claviers, souris et webcams pour des applications de contrôle à distance. Vous l’aurez compris, cette nouvelle gamme vise à répondre à une problématique des infrastructures AV telle que concilier qualité d’image, faible latence et efficacité réseau tout en conservant l’interopérabilité apportée par les standards ouverts comme IPMX.
Studio son : Neumann U67, la référence est de retour
/dans Nouveautés partenaires /par Stéphane Berthoux
Référence absolue des studios d’enregistrement depuis les années 60, le micro à lampe Neumann U67 est réédité selon les spécifications d’origine avec la capsule K67. Fabriqué à la main en Allemagne, il reprend les composants clés du modèle historique, notamment son transformateur (BV12) et son circuit à lampe (EF86). Neumann a toutefois modernisé l’alimentation afin de répondre aux normes de sécurité actuelles tout en conservant la signature sonore du modèle original. Côté directivité, on retrouve les trois positions commutables : omni, bi, et cardioïde, lesquelles signent sa polyvalence aussi bien pour la prise de voix que pour l’enregistrement d’instruments acoustiques, de batteries, de pianos ou d’amplis de guitare. Enfin, son filtre coupe-bas et son atténuateur intégré permettent également de s’adapter à différentes situations de captation. Un must.
Resolve Studio version finale disponible
/dans Nouveautés partenaires /par Stéphane BerthouxExit la période beta, Blackmagic Design vient de publier officiellement sa version finale. Ainsi, cette mise à jour installe Resolve Studio 21 qui prend en charge de nouveaux outils IA, dont IntelliSearch, CineFocus et des fonctionnalités de retouche beauté. Elle prend également en charge la nouvelle page Photo dédiée aux images fixes, l’ensemble d’outils Krokodove dans Fusion, de nouveaux dossiers Fairlight, ainsi que des améliorations pour les images clés, des passes de rognage MultiMaster, des éditeurs de nœuds avec liste de calques… À télécharger ici.
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