Intégration : trois lignes de solutions signées Magic Hour

Avec trois gammes d’équipements spécialement taillées pour répondre aux besoins de la production, postproduction, et des agences ou studios créatifs, Magic Hour annonce la disponibilité de son offre intégrée dès février, à la vente et à la location. Focus…

Au détour de la « magic hour », instant d’ambiance prisé des directeurs photo, se dessinent trois gammes d’équipements aux noms évocateurs de lumière et de technologie. « Radiant, Aurora, Néon, annonce Ralph Chaloub, cofondateur de Magic Hour. À travers ce clin d’œil à la très artistique heure magique et à sa lumière si particulière, nous avons structuré une nouvelle offre qui s’adresse aux workflows créatifs, et à la gestion des médias, de la production à la postproduction. »

Les maîtres-mots : performances et costcutting

Radiant, Aurora, Néon, des solutions intégrées de l’artiste à l’archive…

Montrées pour la première fois lors du Paris Images Digital Summit (PIDS-Enghien) qui s’est déroulé du 21 au 23 janvier derniers à Enghien-les-Bains, c’est à Marc Jourdan, directeur des opérations, qu’a été confié le développement et la commercialisation des trois nouvelles offres : Radiant pour les workstations, Aurora pour les serveurs, Néon pour le stockage. « Magic Hour est reconnu pour ses déploiements sur mesure de solutions auprès des chaînes et des postproducteurs, résume le directeur des opérations. Avec Radiant, Aurora et Néon, il s’agit de proposer aux professionnels, des stations de travail, des solutions de serveurs de médias, de fermes de rendu, de stockage, toutes intégrées par nos soins, bénéficiant du meilleur rapport performances/prix, et bien sûr composées des éléments les plus en pointe du marché. »
Pour chaque gamme, chaque config fait l’objet de tests validés en atelier pour garantir un usage clé en main sans surprise de compatibilité. Une exigence « primordiale notamment avec les stations de travail, du montage à l’étalonnage, jusqu’à l’animation 3D et les VFX », insiste Marc Jourdan. Et ce avec les softs que distribue Magic Hour comme DaVinci Resolve/Fusion ou Aximmetry pour les studios virtuels, mais aussi « avec tous les éditeurs du marché ».

Radiant : la workstation validée, de la tour au rack refroidi par fluide

Les stations de travail Radiant répondent à une double exigence de puissance et compacité. « Un enjeu particulièrement critique dans les environnements techniques d’aujourd’hui », estime le directeur des opérations. C’est là qu’intervient, la segmentation tour et rack de la gamme, permettant à chacun de sortir facilement des contraintes du travail en station individuelle, mais aussi de celles des infrastructures centralisées, en conservant bien évidemment un haut niveau de personnalisation. « Aujourd’hui, on nous demande des machines très compactes, capables d’accueillir les processeurs et les cartes graphiques les plus performantes du moment », explique Marc Jourdan. « Alors qu’en individuel, nous misons sur des châssis tour particulièrement silencieux ; en rack, avec la puissance qu’il peut contenir, la problématique prend une dimension plus sensible : celle de la gestion de la température. » À cet égard, toutes les configurations de stations Radiant en rack sont pourvues d’un système interne de refroidissement par fluide. Si cette approche est encore peu rependue dans l’univers des stations de travail professionnelles, concède-t-il, « elle a fait ses preuves au regard de la gestion de la dissipation thermique, de la préservation des performances GPU, et permet de s’affranchir de systèmes de refroidissements externes complexes et énergivores ». Enfin, chaque configuration en rack est équipée d’un accès technique à distance (on/off, accès au Bios, aux constantes de la machine…), une fonctionnalité très demandée pour faciliter les interventions.

Aurora et Néon : serveurs de médias et stockage sans compromis
Si la gamme Aurora regroupe l’ensemble des solutions serveur, des machines simples aux architectures multinœuds ou multi GPU, les fermes de rendu y trouvent naturellement leur place. « Une ferme de rendu, au fond, c’est juste du serveur, rappelle Marc Jourdan. On multiplie les processeurs ou les cartes graphiques pour augmenter la puissance de calcul, mais on reste sur une logique de serveur traditionnel. Quant aux serveurs de médias, nous avons pris le parti de les équiper d’une interface de connecteurs professionnels déportés, très utile lorsque ceux-ci sont amenés à passer d’une production à une autre. En cas de casse, on change l’interface très rapidement ; la connectique des cartes est ainsi préservée. » 

Côté stockage, Néon propose deux grandes familles : les NAS, solutions complètes prêtes à l’emploi, et les JBOD, extensions de capacité connectées à une station ou à un serveur existant, du disque hybride aux solutions full SSD NVMe.
Le choix du file system a quant à lui été porté sur TrueNAS, un parti pris assumé par Marc Jourdan et les équipes techniques de Magic Hour : « c’est une solution mature, performante, avec beaucoup de documentation. Et surtout, elle repose sur ZFS, qui est extrêmement robuste. » ZFS apporte par ailleurs des fonctionnalités clés pour les studios : snapshots et réplication en termes de protection des données… Cette dernière « est entièrement logicielle, sans perte significative de performances C’est un vrai avantage. » Et dans le cas de très grandes infrastructures distribuées, il tempère : « nous orientons nos clients vers des solutions de constructeurs tels que Quantum ou Qumulo. »


Capex, Opex, tout est possible
Ensemble, Radiant, Aurora et Néon forment la colonne vertébrale d’un workflow signé Magic Hour. Pris indépendamment, chacun s’insère naturellement dans tout workflow existant. « Conscients de cette modularité et des usages, outre pour des investissements Capex, nous avons également rendu disponibles Radiant, Aurora et Néon à la location,précise Marc Jourdan. Au sein d’offres de moyenne et longue durée pour les entreprises en quête d’Opex, mais aussi à la location courte durée pour celles faisant face à des besoins ponctuels ou extraordinaires pour mener à bien leurs projets. »

Enfin, dans les mois qui viennent, Magic Hour mettra à disposition sur www.magic-h.com son simulateur de configuration pour chacune des trois gammes accompagnées des tarifs clé en main. « Ce simulateur sera proposé en complément de la nouvelle version du site 100 % e-commerce, conclut Marc Jourdan. Il permettra de simplifier l’accès à l’ensemble des produits distribués par Magic Hour, intégrés ou non, et réserver tous les équipements disponibles à la location. » 

La Cinémathèque suisse ressuscite un film immersif oublié depuis 1963

Une bobine de 694 mètres, un développement logiciel adapté spécialement par Lasergraphics, un format d’image circulaire en « donut » et quatre pistes sonores magnétiques disposées de chaque côté des perforations : la restauration de Nacht ohne Ende (La Nuit sans fin, 1963) n’est pas une restauration comme les autres. Découverte…

Confié par le collectionneur privé Magnus Rindisbacher à la Cinémathèque suisse, Nacht ohne Ende est un court-métrage expérimental signé Adalbert Baltes, réalisateur et inventeur du procédé immersif Cinetarium. Projeté dans les années 60 à Hambourg dans une salle circulaire imaginée par Baltes, Nacht ohne Ende fut l’unique film conçu pour ce procédé à 360 degrés qui avait été présenté 5 ans plus tôt au Photokina de Cologne.
« C’était un procédé complexe à mettre en œuvre, explique Nicolas Ricordel, responsable du département Conservation, restauration et numérisation des collections à la Cinémathèque suisse, mais aussi un format ne bénéficiant intrinsèquement pas d’une définition adaptée pour les grandes salles. »
Ainsi, la bobine confiée à la Cinémathèque suisse se présente sous la forme de copie d’exploitation 35 mm, comportant quatre pistes magnétiques. Un support aussi rare que fragile : « la bobine était atteinte du syndrome du vinaigre, légèrement gondolée, avec une perte d’élasticité, détaille Nicolas Ricordel. La seule copie existante, la seule matrice possible pour tout le travail à entreprendre. »


Un développement Lasergraphics unique

Focus sur les perforations modifiées du procédé Cinetarium. De chaque côté de celles-ci, on distingue une piste magnétique interne et externe.

Pour numériser cette galette atypique de 25 minutes, les équipes de la Cinémathèque ont dû adapter leur scanner principal. « Le Lasergraphics Director est conçu pour stabiliser l’image à partir des perforations, précise Nicolas Ricordel. Mais les perforations du Cinetarium étaient identiques à celles du CinemaScope (4 perfs de largeur réduite, presque carrées, pour laisser de la place aux 4 pistes magnétiques, Ndlr), pour un ratio image de 1:1. À notre demande, Lasergraphics a développé un nouveau module logiciel pour reconnaître ces perforations. »

Passage au Director de Nacht ohne Ende en overscan 5K de la pellicule 35 mm…

Une version spéciale du logiciel a donc été livrée à Penthaz, permettant le bon déroulement de la numérisation en overscan en 5K. Le résultat fut un flux DPX d’images « circulaires », sorte de « donut » central : « Travailler sur une image ronde, c’est assez déroutant pour les opérateurs », sourit Ricordel. « Notre restauratrice Isabel Da Silva a dû effectuer les corrections manuelles dans Diamant, et en amont, nous avons limité les traitements automatiques aux zones utiles de l’image, c’est-à-dire sur la partie en forme de donut. »

Restauration polyphonique
Si l’image présentait ses défis, le son du film relevait de la véritable archéologie technique. Chacune des quatre pistes magnétiques, disposées de chaque côté des perforations, correspondait à une direction de l’espace : nord, sud, est, ouest. « C’était une spatialisation avant l’heure », souligne Nicolas Ricordel. Pour en extraire le contenu, la Cinémathèque a fait appel au laboratoire Cinévolution à Mons, en Belgique. « Chez Cinévolution, Jean-Pierre Verscheure a utilisé son défileur Fougerolle (en photo ci-contre), le seul capable de lire les quatre pistes magnétiques en simultané et de faire défiler des bobines de cette longueur. Il a par ailleurs dû régler les têtes de lecture à la volée, ajuster l’azimuth en temps réel, etc. » Les quatre flux audio Wav (PCM 48 Khz 24 bit) ainsi capturés ont été confiés au studio son interne de la Cinémathèque, où l’ingénieur du son Salah Labidi a procédé à une restauration fine sous Pro Tools Ultimate et iZotope RX : réduction de souffle, suppression des clics, correction des saturations. « Nous devions obtenir un son plus nettoyé qu’habituellement, car en casque VR, les artefacts sont beaucoup moins supportables qu’en salle », précise Nicolas Ricordel.

De la bobine au casque VR

De l’image brute originale de l’unique copie d’exploitation…

Compte tenu de la nature même de Nacht ohne Ende, la restauration n’a pas été pensée pour un retour sur pellicule. Le procédé immersif d’origine, aussi singulier que complexe, suppose en effet une chaîne de projection spécifique aujourd’hui introuvable : faute de projecteurs ad hoc et d’un environnement de diffusion capable de recréer le dispositif du Cinetarium, le retour du travail a été orienté vers une restitution numérique. Le film a ainsi été restauré pour être visualisé en réalité virtuelle, au moyen d’un casque VR, seul support permettant de retrouver l’expérience à 360° imaginée en 1963.
Pour ce faire, la Cinémathèque a fait appel au laboratoire Cineric (New York), spécialisé dans la reconstitution numérique. « Ils ont recréé l’image sphérique à partir du « donut » scanné (bien sûr restauré et étalonné) et fourni un fichier MKV lisible dans un casque VR », indique Nicolas Ricordel. « Désormais, on peut se déplacer dans l’image, voir ce qui se passe autour de soi et entendre les sons selon leur direction d’origine. » Une fois équipé, le spectateur se retrouve plongé dans le Hambourg des années 1960, au centre de l’action, dans une ambiance de polar…

 

… à l’image restaurée par la Cinémathèque suisse et reconstruite pour la VR par Cineric (New York).

Une restauration expérimentale plutôt qu’un programme officiel
Le film n’appartenant pas aux collections de la Cinémathèque, le projet a été mené « plutôt au titre de la prouesse technique suite à l’expérience que nous avions acquise lors de la restauration de films au procédé Swissorama. C’était un dépôt temporaire, explique Nicolas Ricordel. Le collectionneur souhaitait récupérer sa copie après les travaux. Nous l’avons fait en tant que centre de compétences techniques, comme un laboratoire d’expérimentation. »
Aujourd’hui, le fichier restauré est également conservé dans les infrastructures numériques de la Cinémathèque, mais sa diffusion reste limitée : « Les droits sont incertains, précise Nicolas Ricordel. Le collectionneur est certes détenteur du support ; le réalisateur est décédé, et sa descendance demeure introuvable. » Bref, des aspects légaux qui ne facilitent pas la visibilité de l’œuvre. Quelques extraits peuvent néanmoins être projetés lors de conférences ou de festivals techniques, où des projections VR collectives ont déjà été testées.
Travailler sur Nacht ohne Ende, c’était autant redonner vie à une curiosité technique qu’à un rêve de cinéma total. « C’est un projet inattendu, mais passionnant, résume Nicolas Ricordel. Nous avions une image ronde, un son polyphonique, et un support dégradé. Mais au final, nous avons recréé un monde disparu témoin des balbutiements du cinéma immersif. »

Le procédé Cinetarium
Le projecteur, positionné en bas au centre projette l’image sur une sphère miroir suspendue, laquelle reflète le faisceau sur le mur circulaire d’une salle sphérique. S’il n’a été développé qu’un cinéma expérimental de fortune, le procédé proposait un certain effet visuel. Selon les spécialistes, la projection comportait des erreurs et des distorsions d’imagerie qui n’ont pas pu être résolues techniquement.

 

 

Prodigious unifie son stockage avec Qumulo

L’agence de production et de postproduction du groupe Publicis fait migrer son infrastructure de stockage pour plus de synergies, de souplesse et d’évolutivité. Explications…



« Nous étions arrivés aux limites de ce que pouvait offrir notre ancien système de stockage, lance Sam Le Gallic-Wolfson, CTO de Prodigious France, évoquant la conclusion de ses échanges avec ses collègues des filiales de New York et Londres, respectivement chez Harbor Pictures Company et Prodigious London. Avec notamment une saturation en matière de performance utilisateurs et de gestion multisite. Mais aussi surtout au regard du rapport performances/prix. »
De cette réflexion collégiale, il fallait donc trouver une solution de stockage qui puisse être déployée dans plusieurs régions, garantissant une homogénéité technique et facilitant les coopérations transnationales. Plusieurs technologies ont été étudiées avant qu’un consensus ne se porte sur le file system Qumulo. Sa nature « software-defined » laissant à chacune des entités Prodigious le choix des matériels, y compris, le cas échéant, une réutilisation de châssis déjà en exploitation.




Un système agnostique
Pour Antoine Staszewski, directeur technique de Prodigious en France, « cet aspect agnostique de Qumulo est un avantage au quotidien, pour ce qui concerne la gestion du hardware et les potentielles problématiques d’intervention, et bien sûr sa compatibilité avec les environnements cloud. Qumulo propose nativement des mécanismes de réplication vers des buckets S3, ce qui simplifie la création de workflows hybrides et la mise en place d’extensions de capacité dans le cloud visant à améliorer les collaborations entre l’Europe et les États-Unis. » Parmi d’autres aspects non négligeables en faveur de Qumulo, Sam Le Gallic-Wolfson souligne l’excellente réputation dont bénéficie la marque pour ses outils de monitoring « qui anticipent toute panne avant qu’elle ne devienne dommageable », et la réactivité de son département support : « En France, celui-ci est soutenu par Magic Hour, partenaire de longue date, qui distribue le produit et le connaît particulièrement bien. À New York et à Londres, mes collègues CTO s’appuient également sur des prestataires de choix à l’instar de Prodigious à Paris avec Magic Hour. »

Une bande passante confortable
C’est bien sûr au stockage chaud qu’est attribué le cluster Qumulo composé de quatre nodes de serveurs hybrides HDD/Flash totalisant 480 To utiles. « nous avons une marge confortable de bande passante pour les 50 postes dédiés au montage, à l’étalonnage, à la 3D/VFX (hors Flame qui possède sa propre architecture), au finishing… Et 50 autres postes dédiés à la visualisation et à la validation. » Prodigious compte également 800 To de stockage intermédiaire en plus de son stockage froid en LTO7.

Qumulo propose au téléchargement un livre blanc sur son architecture et sa technologie éponymes.

Sécurité tous azimuts
« Pour ce redéploiement, nous avons donc misé sur les performances, mais aussi sur la sécurité des données », explique Antoine Staszewski. Avec l’ajout d’une option de « security raise » et le QSR (Qumulo Secure Erasure Coding) : celle-ci permet de maintenir la redondance même en cas de perte complète d’un nœud. Le système réduit temporairement sa bande passante, mais continue de fonctionner, garantissant la continuité d’activité. « Mais pour aller plus loin en matière de sécurité, poursuit-il, nous avons confié à Magic Hour la mise en place d’un serveur TrueNas déporté dans un autre nodal de l’agence pour assurer via fibre noire la synchronisation de toutes nos données. » Dans le plus obscur des scénarios, Prodigious Paris peut ainsi opérer en un temps record un plan de reprise d’activité (PRA).

À l’aune de la migration qui devrait intervenir « dans les prochaines semaines », Prodigious a d’ores et déjà entrepris un travail de « nettoyage » et d’« optimisation » de son référentiel estimé à un pétaoctet de données actives, tâche à laquelle œuvre actuellement Antoine Staszewski à Paris. Et si Sam Le Gallic-Wolson et son directeur technique font montre de confiance pour migrer sans rupture de service, ils se montrent également sereins face à l’avenir de Prodigious avec Qumulo. À travers la sécurité et le support, mais aussi à travers l’évolution de l’infrastructure « qui bénéficie de possibilités d’upscaling en termes de capacité et de performances, et ce, pour un budget maîtrisé », conclut le CTO.


Le Pôle outre-mer de France Télévisions dans l’ère du studio virtuel

France Télévisions déploie un studio Aximmetry dans une configuration avancée. Une collaboration entre le département ingénierie du groupe télévisuel public, Red Bee Media et Magic Hour.


« Un studio de 40 mètres carrés, huit caméras, un fond vert » résume Jean-François Jugault, chef de projet attaché au département ingénierie de France Télévisions. Si tout semble simple sur le papier, dans les faits il s’est agi « de mettre en place une configuration d’Aximmetry pour donner à la fois le meilleur rendu possible mêlé à une simplicité d’utilisation », explique-t-il. Sous son impulsion — et à travers Red Bee Media, en charge du déploiement technique de la régie auquel le système est rattaché — les études préalables du studio virtuel ont été initiées en 2024 et confiées par Red Bee à Magic Hour. « Un choix naturel compte tenu de l’expertise de Magic Hour sur cette plateforme de production virtuelle », note Antoine Vincendeau qui, pour sa part a assuré la direction de projet pour Red Bee. Magic Hour fournissant de son côté licences, matériels, installation, développements, et formation des opérateurs.

En régie, le mur d’images affiche 8 caméras…

… déjà composées par Aximmetry.


Une architecture multimachine

« Il fallait concevoir une configuration compacte, haut de gamme, flexible et budget compatible, précise Éric Soulard, en charge de la direction technique du projet pour Magic Hour. Avec le défi de faire entrer huit caméras dans un espace restreint tout en garantissant un rendu premium et conserver les usages de tournage en décor réel. » Pour remplir toutes ces conditions, Aximmetry en architecture multimachines s’est révélée être la solution la plus performante. Chaque caméra est attachée à un moteur graphique propre chargé de composer la scène et répondre aux ordres du moteur principal, le Master engine. L’avantage d’une telle configuration, outre de répartir les charges de calculs, est de fournir les huit sources déjà composées à la grille. Il s’agit là d’un confort inédit pour l’équipe de réalisation, tels que les OPV ou le réalisateur, qui bénéficient d’un plan déjà composé.

Tracking sans marqueur & effets photoréalistes
Avec une grande puissance de calcul allouée à chaque plan, la technologie Aximmetry s’occupe de tout. Une mire Aruco posée au sol et simplement cadrée une fois par chaque caméra sert de référence pour le calcul des coordonnées de position conjugué à chacune des valeurs transmises par chaque caméra via le protocole FreeD (x, y, z, tilt, pan, zoom, diaph).
Sept caméras PTZ Panasonic AW-UE160 assurent les plans fixes tandis qu’une Sony P1 montée sur un travelling et colonne haut-bas et pan, tilt, zoom, vient ajouter les plans dynamiques. Le logiciel Tracker, fourni avec le travelling Multicam Spirit, complète l’ensemble en assurant la cohérence du suivi spatial. Chaque caméra étant calibrée optiquement pour garantir la stabilité du rendu et l’alignement entre images réelles et virtuelles.

Panoramique du cyclo. Au sol la mire Aruco…

… point de référence pour Aximmetry.


 

 

 

 

 

 

 




Et pour affiner la composition, le système d’incrustation combine le keyer d’Aximetry et la technologie des Clean Plates 3D. « Cette-ci reconstitue en trois dimensions le fond vert du plateau et permet à Aximmetry de comparer en temps réel la captation et son modèle numérique, explique Éric Soulard. On obtient ainsi un détourage plus précis, des ombres naturelles et une cohérence lumineuse sans faille. »
À partir du Master Engine, il est donc possible d’ajuster la luminosité, les effets de bloom ou encore la profondeur de champ, mais aussi de distribuer les sources NDI vers les écrans virtuels du décor, et si nécessaire gérer leur apparition depuis la régie… Tous les changements de valeurs sont répercutés sur chacune des machines esclaves assignée à chaque caméra. « Sur le plan technologique et puissance de calcul, le Pôle outre-mer de France Télévisions s’est équipé de l’état de l’art avec des châssis pourvus de GPU Nvidia 5090RTX et 8 licences perpétuelles Aximmetry, sans abonnement, lesquels, en plus de s’adapter à toutes les contraintes du lieu, s’adaptent également aux contraintes budgétaires fixées dès l’origine du projet », insiste Éric Soulard.

La Sony P1 sur colonne et travelling…

… et son poste de commande en régie.












Concilier espace et artistique : les masques à la rescousse
Avec une quarantaine de mètres carrés, le plateau est particulièrement exigu. Une donnée qui vient ajouter de la difficulté à la fois au plan de caméras, mais aussi au parti-pris artistique consistant à invisibiliser la technique (moniteurs, retours divers) et renforcer la continuité visuelle du plateau. « Pour cela, nous avons créé des garbage masks pour tous les éléments techniques, mais aussi pour chacune des caméras, souligne Éric Soulard. Ils permettent de masquer dynamiquement tout objet physique visible dans le champ sans altérer la perception globale du décor. » Ces masques traqués eux aussi en temps réel épousent les mouvements des caméras et rendent invisibles chacune d’entre-elles se trouvant dans le champ d’une autre.
Pour chaque programme tourné dans le nouveau studio du Pôle outre-mer du siège de France Télévisions, les scènes sont chargées depuis le stockage partagé. L’actualité compte un décor décliné via les presets d’Aximmetry en fonction de la chaîne : pour Outre-mer l’info (France 3 – ici), Outre-mer l’actu (France Info), Outre-mer (France 24) et Outre-mer l’hebdo (La 1ère). Un second décor est disponible pour Couleur Sport (La 1ère). Quant au magazine politique Outre-mer, et si on bougeait les lignes ? (La 1ère) dont la dernière édition a été tournée avant l’été dans l’ancien studio de Malakoff, il devrait rejoindre très prochainement l’antenne, en décor virtuel ; tout comme un nouveau magazine santé pour La 1ère, de 26 et 52 minutes, actuellement en cours de tournage. Ces deux programmes ajoutent ainsi deux décors virtuels supplémentaires.

L’Image Retrouvée choisit Lasergraphics

Le laboratoire renforce son offre de restauration haut de gamme à Paris, s’investit dans la numérisation de fonds documentaires en Italie via sa maison mère, L’Immagine Ritrovata, et ouvre des deux côtés des Alpes un département dédié à la sauvegarde d’éléments en lien avec le cinéma…


« À Paris, à L’Image Retrouvée, nous recherchions un scanner plus rapide, » raconte Davide Pozzi, directeur de L’Immagine Ritrovata à Bologne et de sa filiale française éponyme (lire notre article). Mais pour lui, la vitesse de scan doit être associée à des avantages technologiques et pratiques.

Director 6K à Paris
Alors que le monde de la restauration cinématographique et du retour sur film dont le laboratoire fait partie s’inquiète à la fois sur les coûts d’entretien, délais de maintenance, mais aussi sur le manque de R&D pour introduire de la nouveauté (lire notre article), pour toute nouvelle acquisition, Pozzi estime « qu’il faut prendre en compte la fiabilité matérielle, la qualité de l’assistance et la rapidité des interventions, le tout dans une enveloppe raisonnable. ». Il ne le cache pas, c’est ce qui l’a conduit à choisir Lasergraphics via Magic Hour, et d’expliquer : « Prenons l’exemple de n’importe quel scanner de Lasergraphics : tous sont composés de modules aisément substituables. En cas de défaillance matérielle, on obtient en un temps record le module à remplacer en interne par un de nos techniciens. Parallèlement, Lasergraphics développe et améliore sans cesse ses produits. Nous sommes donc sûrs de compter sur des mises à jour et de nouveaux outils. »
À Paris, c’est un Director 6K qui est venu compléter le parc matériel de L’Image Retrouvée. « Il est naturellement destiné, au quotidien, aux restaurations haut de gamme que nous réalisons pour nos clients, en 4K, avec retour sur film ou non, création de masters UHD, et DCP. »


Numérisation de masse pour la RAI
Traversons les Alpes, direction Bologne, à L’Immagine Ritrovata, qui après avoir remporté un appel d’offres auprès de la télévision publique italienne, la RAI, a fait l’acquisition de deux Scan Station Lasergraphics au premier semestre 2024. Une première pour le laboratoire. Habituellement aguerri à la restauration cinématographique, celui a donc ouvert la porte de ses compétences à la restauration et la numérisation de masse.
Le projet consiste à numériser en 2K sur 24 mois les actualités produites par la RAI entre 1952 et 1984. Celles-ci représentent pas moins de 36 000 heures d’images de reportages télévisés tournés en 16 mm. En collaboration avec le laboratoire romain Augustus Color, l’ensemble mobilise une cinquantaine de personnes, 30 dans la Cité aux Deux Tours (Bologne) et 25 à Rome. À terme, ces archives rejoindront le pôle technologique de la RAI à Turin pour les opérations d’indexation des contenus, et leur mise à disposition en ligne dans les archives du diffuseur.

JPEG 2000 natif
Pour revenir sur le choix des Scan Station Lasergraphics pour ces deux ans de numérisation, outre la vitesse de traitement jusqu’à 60i/s en 2K, Davide Pozzi s’appuie sur une exigence technologique de la RAI  : un workflow en JPEG2000. Lasergraphics étant le seul constructeur en 2024 à pouvoir délivrer ce format en natif et en temps réel. « Il aurait été absurde de sortir des fichiers DPX pour les convertir en JPEG200, tant en termes de process qu’en termes de temps imparti, » insiste-t-il. « Ajoutés à cela, les délais nous poussent à nous appuyer à la fois sur la fiabilité de la machine, que nous connaissons bien, et la validité du vendeur. C’est-à-dire que Magic Hour nous garantit une assistance et une maintenance que les autres ne sont pas en mesure d’assurer. »


Sauvegarde hors film
Toujours en lien avec le 7e Art, L’Immagine Ritrovata propose depuis janvier 2024 à Bologne un département de numérisation et de sauvegarde d’éléments non filmiques au vu des besoins croissants de mémoire.
Ce studio photographie prend en charge tous les supports dits « transparents » tels les négatifs photographiques, diapos, plaques de verre, mais aussi les supports dits « opaques » parmi lesquels on retrouve affiches, scenarii, feuilles de services et autres documents propres à une œuvre. « À Paris, L’Image Retrouvée offre ce même service depuis cet été. En phase de proposition auprès de nos clients, ceux-ci peuvent le tester gratuitement et juger par eux-mêmes de sa qualité et de sa valeur ajoutée patrimoniale, » conclut Davide Pozzi.

Studio Virtuel : France 3 Toulouse opte pour Aximmetry

Depuis fin mars, France 3 Occitanie diffuse Une image, une histoire, un magazine conçu par la rédaction de France 3 Toulouse et produit en studio virtuel. Retour sur un projet où se mêlent technologie et maîtrise des coûts…

Décrypter le passé, éclairer le présent et envisager l’avenir. Tel est le concept de Une image, une histoire, programme de sept minutes diffusé depuis le 31 mars sur l’antenne de France 3 Occitanie en amont du JT régional Midi-Pyrénées. Tous les jours de semaine à 19h07, UIUH éclaire un thème d’actualité propre à la Région à l’aide d’images d’archives de l’Ina et d’un invité. Spécialiste du sujet du jour, il ou elle est issu(e) du monde associatif, universitaire ou institutionnel, et fait le lien entre les époques. Pour ce format aisément déclinable à toutes les antennes régionales, France 3 Toulouse a fait le choix d’optimiser ses coûts de production en s’affranchissant de décors physiques.


Le choix Aximmetry« Du lancement à la mise à l’antenne de Une image, une histoire, une brève fenêtre de tir s’offrait à nous, raconte Yvan Kalfon, responsable de projets et du support en charge de l’IT à France 3 Toulouse. Nous avions par ailleurs un budget serré pour cette production entièrement conçue en interne. Le choix du studio virtuel s’est imposé de fait. »
Reste que pour demeurer dans les clous, également le choix de la plateforme virtuelle était un élément essentiel : elle devait être puissante et économique. « J’ai découvert Aximmetry quelques années plus tôt lors d’un projet qui n’a pas vu le jour, explique le responsable de projets. Nous avons également fait des tests avec un simple chromakey, mais les résultats n’ont guère été satisfaisants : trop statique, trop daté. Après avoir fait le tour du marché, lorsque l’on réalise que les licences Aximmetry Broadcast DE coûtent environ cinq fois moins que celle de son premier concurrent sous Real Engine, le choix se fait naturellement. » Un rapport performances/coûts qui a permis de financer en partie l’achat de deux nouvelles caméras confie le responsable de projets : « des Panasonic PTZ AW-UE80, compatibles Free-D pour les plans trackés. Pour les plans non trackés, deux Panasonic AW-HE130 déjà en notre possession servent pour le beauty shot et le plan large et sont utilisées en caméra virtuelles zoom-in/out et circulaire. »



Un décor signé France Télévisions
Mais quid du décor ? Synergies obligent, France 3 Montpellier disposait d’un décor virtuel charté antennes régionales. Repassé entre les mains de la direction artistique de France Télévisions à Paris, et après quelques modifications de couleurs, celui-ci a pu être modifié rapidement pour France 3 Toulouse. Si ce décor comporte trois écrans incrustés, il a fallu ajouter une « sucette » 9/16e droite-cadre au plan large en tête et en fin d’émission accueillant respectivement le sujet du jour et le teaser du prochain numéro. « Alors que Magic Hour était déjà en charge du déploiement d’Aximmetry et de son intégration dans notre workflow, son directeur technique chargé du projet, Éric Soulard, a repris certains éléments graphiques pour créer cette sucette modélisée sous Blender », précise Yvan Kalfon. Le décor ainsi prêt, il restera à alimenter en images chacun des trois écrans incrustés du plateau.


SDI et NDI
Pour le studio virtuel, les ressources matérielles dédiées aux calculs sont assurées par une tour Supermicro, et le rendu temps réel des décors et l’animation Blender par une carte Nvidia GeForce RTX5090. « Notre configuration nous limite physiquement à 4 flux SDI (BMD DeckLink Quad 2, Ndlr), ceux des quatre caméras PTZ de plateau. Il fallait donc trouver une astuce pour alimenter de manière efficace les écrans du décor, » raconte le responsable de projets. Et c’est ici qu’intervient le NDI. Pour l’avoir déjà implémenté sur un autre plateau, Yvan Kalfon connaît bien ses capacités et ses limites. Il détaille : « l’écran de gauche contient le clip Une Image, une histoire joué à partir d’Aximmetry ; et depuis la grille, l’écran central affiche les médias et les off joués par le serveur Dubmaster, l’écran de droite les localisations jouées par un canal d’Avid Maestro, chacun étant convertis en NDI avant d’être injectés dans le projet ». Et quant au choix du NDI pour les écrans incrustés, il ne peut être plus clair : « dans ce cas précis, le NDI donne visuellement le même résultat qu’une source SDI ». Et d’insister sur le fait qu’une telle configuration a également contribué à l’économie du projet.


Revenant sur la chronologie de UIUH, le responsable technique salue la réactivité des intervenants techniques au service de l’éditorial : France Télévisions pour la fourniture du décor, Magic Hour pour avoir livré un proof of concept pour les premiers essais, ses développements, l’intégration, la formation des opérateurs… « En moins d’un mois, nous sommes passés de la prise de décision — le 25 février, au tournage du pilote le 18 mars. » Sur le plateau de 80 m2, la première série d’enregistrements a été réalisée du 24 au 26 mars pour les douze premières d’émissions et une mise à l’antenne le 31 mars 2025. Un « tour de force » estime-t-il, dans lequel Aximmetry Broadcast DE a entièrement été intégré au dispositif de fabrication de France 3 Toulouse.

Evo de Studio Network Solutions : un usage pour toutes les configurations

Face à la complexité croissante des environnements de production, la question du stockage centralisé et de la gestion efficace des médias devient un enjeu structurant. Studio Network Solutions l’a bien compris en développant sa plateforme de stockage partagé intelligente Evo. Explications…

En guise de présentation, Evo de SNS se distingue par son approche agnostique, compatible nativement avec les principaux workflows du secteur ; qu’il s’agisse de Adobe Premiere Pro, DaVinci Resolve (Blackmagic Design) ou Avid Media Composer. Elle bénéficie par ailleurs d’un positionnement tarifaire compétitif, offrant un rapport performances/coûts particulièrement avantageux, y compris dans des contextes de production complexes. Sur le versant technologique, son positionnement a par ailleurs été salué lors du Nabshow 2025, où SNS y a reçu deux prix « Produit de l’année » : Evo a été récompensée dans la catégorie Cloud Computing and Storage (également en 2022 dans la catégorie Remote Production, et 2023), tandis que Slingshot, son moteur de transcodage et d’automatisation intégré, s’est vu primé dans la catégorie Media Supply Chain, Automation, and Management.
Et si la solution Evo s’adapte aussi bien aux chaînes de production internes qu’aux configurations hybrides, aux événements en direct ou aux workflows distribués dans le cloud, quatre cas d’usage permettent d’en cerner la portée.

Production live, postprod sur site ou décentralisée
Qu’il s’agisse de studio de production ou de postproduction, Evo trouve sa place comme stockage centralisé. Il œuvre à l’unification des fichiers d’un projet au sein d’un environnement structuré, facilitant de facto l’organisation des médias et la coordination entre monteurs, graphistes et techniciens. L’intégration de son logiciel de gestion des assets, ShareBrowser, permet un repérage rapide des ressources, grâce notamment à l’enrichissement des fichiers par les métadonnées. Certaines tâches répétitives comme les sauvegardes, conversions de format, transferts…, peuvent être automatisées, réduisant ainsi la charge opérationnelle liée à la gestion de volumes importants de données.
Mais ces capacités ne se cantonnent pas uniquement à l’exploitation sur site. Dans le cadre de production à distance et workflow hybride, la solution est aussi déployée dans des configurations décentralisées, lorsque notamment les collaborateurs d’un projet opèrent à distance, quel que soit le lieu. Les fonctionnalités de génération de fichiers proxy permettent aux monteurs de travailler sans transférer l’intégralité des rushes. C’est à travers l’outil Nomad que ceux-ci assurent la continuité du travail en assurant la compatibilité entre les fichiers de travail distants et les fichiers natifs hébergés sur le serveur central. Un mode permettant une collaboration fluide sans dépendance exclusive à des solutions cloud externes.
S’il est aussi une configuration dans laquelle Evo excelle, direction la captation en direct. Concerts, festivals, retransmissions sportives, tous ces cas « live » requièrent des flux de production massifs et des délais de traitement très courts. Evo y est ainsi mobilisé pour sécuriser immédiatement les contenus captés, dans un environnement marqué par une forte densité de données. Le système de gestion des médias intégré permet d’identifier rapidement les segments utiles pour les traitements en postproduction. Et l’automatisation des opérations de transcodage, de duplication, etc. permet de répondre à la contrainte temporelle propre à ces dispositifs.

Infrastructure cloud
Et si beaucoup optent pour une infrastructure physique, d’autres font le choix de la décentralisation cloud. Evo Cloud offre cette possibilité notamment dans des contextes où la mobilité, la distribution géographique des équipes ou les impératifs de rapidité rendent nécessaire l’accès distant aux médias. Outre Atlantique, c’est le cas notamment de la National Hockey League (NHL), dont les équipes de production doivent gérer un grand nombre de contenus dans un laps de temps restreint, sur l’ensemble du territoire nord-américain.

Le dispositif s’appuie sur une architecture hybride : les contenus sont captés localement, transcodés en fichiers proxy via le moteur Slingshot, puis automatiquement répliqués dans l’environnement Evo Cloud. Les monteurs, quelle que soit leur localisation, peuvent ainsi accéder aux fichiers via ShareBrowser, les annoter, les filtrer à l’aide de métadonnées, et les intégrer dans leurs outils de montage usuels. Cette configuration permet une coordination éditoriale à grande échelle tout en préservant l’intégrité du facteur temps.

Améliorer un système de stockage existant
Faire évoluer sans tout remplacer. Cela est possible avec Evo. Qu’il s’agisse de Avid Nexis, de Dell EMC Isilon, ou d’autres solutions NAS telles que QNAP, Synology, EditShare, Promise… Du point de vue de l’investissement et des performances, la solution de SNS s’avère être un sérieux concurrent aux solutions existantes, sans compter la possibilité d’être utilisé comme moyen d’accroître leurs capacités. En effet, la philosophie de transparence agnostique suivie par SNS permet de faire évoluer à moindre coût toute solution de stockage partagé développée par n’importe quel constructeur. Qu’il s’agisse de studios internalisés, d’équipes mobiles, de captations complexes ou de productions distribuées dans le cloud, Evo pourra être utilisé comme un dispositif structurant de gestion des flux audiovisuels. Ouvert, interopérable et économiquement rationnel dirons-nous… Il constitue pour de nombreux acteurs une infrastructure clé, au service d’une production optimisée et sécurisée.

Prises de vue chirurgicales : Blackmagic Micro Studio Camera à la rescousse au SkyLab Med

On connaît les déploiements de Magic Hour autour du broadcast, de la postproduction et de la restauration… Magic Hour, c’est aussi des services à l’entreprise. Direction le Pays nantais et le SkyLab Med, un centre dédié à la formation des chirurgiens…

Niché au cœur des vignobles nantais, à Haute-Goulaine, SkyLab Center est un centre de formation flambant neuf dédié à la chirurgie, mais pas que… Une partie de son infrastructure au sein de ses quelque 1350 m2 accueille également conférences et séminaires. Pour ses clients, Skylab Med met à disposition des laboratoires d’anatomie les plus en pointe, tandis que Skylab Event propose des espaces modulables avec vue sur les vignobles alentour. Ici tout a été pensé pour l’entreprise et la formation : proximité immédiate avec l’aéroport et la gare de Nantes, et une infrastructure audiovisuelle permettant de répondre à bien des besoins.
Premier centre à accueillir des formations chirurgicales en France, c’est en son laboratoire qui compte une vingtaine de tables de chirurgie que les chirurgiens-experts transmettent à leurs confrères les compétences nécessaires visant à obtenir une certification pour un matériel ou une technique opératoire. Et c’est ici qu’intervient la prise de vue, celle des gestes effectués sur des « pièces anatomiques », dont le service audiovisuel du SkyLab Center a la charge de retransmettre en local, mais aussi sous forme de fichiers aux fournisseurs d’équipement médical pour un usage futur.
Toutes les salles, laboratoire compris, sont reliées par un réseau interne et équipées audio et vidéo, et pourvues d’une couche d’automation Crestron. « Une configuration qui permet le cas échéant de retransmettre les images du laboratoire vers n’importe quelle salle du site et d’assurer un traffic audio permettant une interaction avec le praticien, » souligne Yann Dereuddre, responsable audiovisuel du SkyLab Center.



Vers l’intégration de l’IA
Au SkyLab Med, on envisage d’intégrer un système basé sur IA. Celui-ci permettrait de taguer les gestes chirurgicaux en temps réel à des fins de formation : l’IA discriminant les gestes effectués correctement de ceux nécessitants d’être corrigés, et ce, en réaiguillant le chirurgien en formation vers la vidéo affichant le geste idoine. C’est en aval de ce projet qu’est intervenu Magic Hour : « nous devions avant tout résoudre une problématique de prise de vue, explique le responsable audiovisuel. Lors de la livraison du bâtiment en 2023, nous avons envisagé l’installation de caméras PTZ au plafond pour capturer les gestes du chirurgien-expert, mais il s’est avéré à l’usage que le cadre était souvent masqué par le chirurgien lui-même. D’autres dispositifs ont été étudiés tels que des lunettes équipées de caméra, mais cela pose à la fois des problèmes de stabilité, mais aussi de résolution et, pour certaines d’entre elles, une impossibilité de récupérer leurs signaux. Caméras PTZ et lunettes se retrouvent de fait incompatibles avec les exigences de captation du système d’IA, du moins jusqu’à présent. »


Une solution simple, efficace…
Au vu de ces contraintes, la solution proposée par Magic Hour repose sur une colonne mobile de prise de vue et son moniteur directement connectée sur le réseau audiovisuel de SkyLab Center. « Le système est simple, mais il fallait y penser , » note Yann Dereuddre. « Nous avons proposé une paluche d’une très bonne résolution qui puisse en plus du SDI fonctionner a minima en HDMI afin d’être connectée à une station HP Z2 mini SFF G9, elle-même connectée au réseau de SkyLab Center et sa régie, » résume Pierre Le Meur, technico-commercial chez Magic Hour. « Et pour répondre au cahier des charges des prises de vues imposées par le service audiovisuel de SkyLab Center, nous avons imaginé un bras articulé en quatre points. » Fixé au choix sur la colonne mobile ou sur la table chirurgicale, il est adapté aux différentes postures du praticien et permet de capturer ses gestes sans obstruction. Quant à la caméra vouée à cette application insolite, sans hésiter, la Blackmagic Micro Studio Camera 4K G2. Simple, mais il fallait y penser…


Zqsd Productions choisit TVU pour un streaming caritatif

Bienvenue dans le monde du streaming et de Twitch où TVU Networks et Magic Hour font une incursion pour le compte de Zqsd Productions, agence de création et société de production spécialisée dans le monde de l’E.-sport et du jeu vidéo.


Créée en 2016 par 4 aficionados des jeux en ligne et créateurs de contenus, Zqsd Productions gravite autour du monde du streaming et organise des événements tournés vers les jeux vidéo et l’E.-sport pour son propre compte, mais aussi pour les marques souhaitant donner un coup de jeune à leur image. Elle compte aujourd’hui 7 associés et une trentaine de permanents. En propre, l’agence imagine et produit des événements dont le plus célèbre auprès du grand public est le ZEvent : une levée de fonds caritative incontournable dans le monde du gaming diffusée en direct sur Twitch et dont l’objectif est de soutenir des causes liées à des problématiques sociales ou environnementales. « La dernière édition qui s’est déroulée du 5 au 8 septembre derniers a récolté plus de 10 millions d’euros distribués à cinq associations : Les Bureaux du Cœur, Solidarité Paysans, Le Secours Populaire, Chapitre 2 et Cop1, » recense Kelly Marini, associée de la première heure et en charge de la communication de Zqsd Productions.
Dernièrement, c’est pour MSF (Médecins sans Frontières) que Zqsd a imaginé et orchestré un concept, « plus mainstream » concède Kelly Marini : « MSF Quest, une chasse au trésor réalisée en direct dans laquelle cinq équipes tout-terrain, composées de créateurs(trices) de contenus et soutenues sous forme de dons par leurs fans, ont relevé des défis en lien avec des situations vécues sur le terrain par les personnels de l’ONG. »


Pour la seconde édition de cet événement diffusé sur Twitch entre les 27 et 29 septembre 2024, il fallait pouvoir associer des moyens de transmission légers pour envoyer des images live vers le plateau et la plateforme de streaming, mais aussi interagir en direct avec les concurrents de chaque équipe. « Chez Zqsd nous sommes toujours à l’affût de solutions innovantes et légères adaptées à nos budgets de production, ce en quoi les solutions TVU Networks répondaient parfaitement à nos problématiques, notamment sur le fait d’avoir une solution clés en main nous permettant de nous affranchir de sa gestion technique en nous reposant sur les compétences de Magic Hour, » explique la directrice associée. « Dans l’univers du streaming et de Twitch, nous sommes dans un monde qui se construit, et nous n’avons pas les budgets de la télé. Ainsi, de telles solutions de productions nous sont essentielles, » conclut-elle.
Direction Montpellier dans les locaux de Zqsd qui compte par ailleurs quelque 800 mètres carrés de studio. « Principalement équipés de matériels de production Blackmagic Design, nous avons procédé à l’installation de deux serveurs de réception TVU VS3500 sur la grille de la régie de Zqsd, raconte Romain Matus, responsable technique chez Magic Hour. Sur place, durant toute la durée du MSF Quest, nous avons assuré le monitoring des flux. » Les deux serveurs ont ainsi pris en charge la réception des cinq signaux distants HD transmis par chacun des packs TM1000. La communication entre les animateurs du jeu sur le plateau et les participants étant acheminée à travers le N-1 de chaque flux HD.