Cas client : Karukera Studio ambitionne de structurer la production audiovisuelle caribéenne
À Sainte-Anne, en Guadeloupe, Karukera Studio se positionne comme un hub de production dédié à l’image, au son et aux contenus immersifs. Le studio entend accompagner l’essor de l’audiovisuel dans la Caraïbe tout en contribuant à structurer un véritable écosystème local. Explications…
« L’idée était de mettre un outil à disposition de la jeunesse et des talents créatifs des Petites Antilles », explique Thierry Galvani, directeur d’exploitation du studio. « Le cinéma se développe considérablement en Guadeloupe, et il manquait un lieu où l’on puisse créer, produire et postproduire. Nous disposons aujourd’hui d’une structure capable de répondre à tous types de productions grâce à des équipements pensés pour nos projets, mais aussi pour ceux des productions extérieures ». Ce déploiement ambitieux trouve sa justification dans l’absence de structures équivalentes dans la région Caraïbes ; les premiers ensembles comparables se trouvent à près de 2 000 kilomètres de là, en Floride.
Porté par un investisseur local, Joël Deschamps, le studio nouvellement créé a été construit dans le parc d’attractions Karukera Land, dont il est également l’actionnaire. « Karukera est le nom amérindien originel de la Guadeloupe », rappelle Thierry Galvani — « l’île aux belles eaux ».
C’est à Magic Hour qu’a été confiée une partie de l’intégration dédiée à la postproduction. « Pour la première fois dans la zone Caraïbes, nous avons déployé une infrastructure SAN EVO de Studio Network Solutions, d’une capacité initiale de 48 To évolutive, ainsi que notre nouvelle gamme TrueNAS Neon, intégrée par nos soins, avec une capacité de 480 To », souligne Ralph Chaloub, cofondateur de Magic Hour. « Il s’agit là du centre névralgique de Karukera », précise Thierry Galvani. « Nous disposons d’un environnement de stockage on-line et off-line robuste, capable de répondre aux exigences de nos départements montage et étalonnage, mais aussi à nos activités de création 3D, VFX et studio virtuel. »
Dans la chaîne des partenaires métropolitains de Karukera Studio, Kamel Mekki, producteur et dirigeant de XRCore, s’est vu quant à lui confier l’intégration du studio virtuel et la future mise en place du plateau XR, tous deux propulsés par Aximmetry et son puissant moteur de rendu, Unreal Engine. « Adossé à nos outils propriétaires, Karukera Studio s’inscrit comme un hub de production nouvelle génération, capable de produire des contenus hybrides à forte valeur ajoutée, du broadcast traditionnel aux expériences immersives et interactives », explique le patron de XRCore, dont l’expertise repose sur la convergence entre XR,
Le développement de Karukera Studio intervient dans un contexte où la Guadeloupe attire désormais des productions internationales, notamment depuis la série Death in Paradise, diffusée par la BBC et tournée depuis plus de quinze ans à Deshaies, au nord-ouest de la Basse-Terre. Pour les équipes du studio, cette dynamique confirme le potentiel du territoire. « Il y a des tournages réguliers, mais il faut aussi que les outils techniques soient présents pour que les productions puissent travailler localement », insiste Thierry Galvani. Karukera Studio entend bien contribuer au renforcement de cette filière en s’appuyant sur ses infrastructures et en développant progressivement des formations dédiées aux métiers de l’image et du numérique. «






Le choix du file system a quant à lui été porté sur TrueNAS, un parti pris assumé par Marc Jourdan et les équipes techniques de Magic Hour : « c’est une solution mature, performante, avec beaucoup de documentation. Et surtout, elle repose sur ZFS, qui est extrêmement robuste. » ZFS apporte par ailleurs des fonctionnalités clés pour les studios : snapshots et réplication en termes de protection des données… Cette dernière « est entièrement logicielle, sans perte significative de performances C’est un vrai avantage. » Et dans le cas de très grandes infrastructures distribuées, il tempère : « nous orientons nos clients vers des solutions de constructeurs tels que Quantum ou Qumulo. »

Si l’image présentait ses défis, le son du film relevait de la véritable archéologie technique. Chacune des quatre pistes magnétiques, disposées de chaque côté des perforations, correspondait à une direction de l’espace : nord, sud, est, ouest. « C’était une spatialisation avant l’heure », souligne Nicolas Ricordel. Pour en extraire le contenu, la Cinémathèque a fait appel au laboratoire 



« Nous étions arrivés aux limites de ce que pouvait offrir notre ancien système de stockage, lance Sam Le Gallic-Wolfson, CTO de 




Tracking sans marqueur & effets photoréalistes

À partir du Master Engine, il est donc possible d’ajuster la luminosité, les effets de bloom ou encore la profondeur de champ, mais aussi de distribuer les sources NDI vers les écrans virtuels du décor, et si nécessaire gérer leur apparition depuis la régie… Tous les changements de valeurs sont répercutés sur chacune des machines esclaves assignée à chaque caméra. « Sur le plan technologique et puissance de calcul, le Pôle outre-mer de France Télévisions s’est équipé de l’état de l’art avec des châssis pourvus de GPU Nvidia 5090RTX et 8 licences perpétuelles Aximmetry, sans abonnement, lesquels, en plus de s’adapter à toutes les contraintes du lieu, s’adaptent également aux contraintes budgétaires fixées dès l’origine du projet », insiste Éric Soulard. 



Alors que le monde de la restauration cinématographique et du retour sur film dont le laboratoire fait partie s’inquiète à la fois sur les coûts d’entretien, délais de maintenance, mais aussi sur le manque de R&D pour introduire de la nouveauté (
Le projet consiste à numériser en 2K sur 24 mois les actualités produites par la RAI entre 1952 et 1984. Celles-ci représentent pas moins de 36 000 heures d’images de reportages télévisés tournés en 16 mm. En collaboration avec le laboratoire romain Augustus Color, l’ensemble mobilise une cinquantaine de personnes, 30 dans la Cité aux Deux Tours (Bologne) et 25 à Rome. À terme, ces archives rejoindront le pôle technologique de la RAI à Turin pour les opérations d’indexation des contenus, et leur mise à disposition en ligne dans les archives du diffuseur.
Ce studio photographie prend en charge tous les supports dits « transparents » tels les négatifs photographiques, diapos, plaques de verre, mais aussi les supports dits « opaques » parmi lesquels on retrouve affiches, scenarii, feuilles de services et autres documents propres à une œuvre. « À Paris, L’Image Retrouvée offre ce même service depuis cet été. En phase de proposition auprès de nos clients, ceux-ci peuvent le tester gratuitement et juger par eux-mêmes de sa qualité et de sa valeur ajoutée patrimoniale, » conclut Davide Pozzi.

En guise de présentation, Evo de SNS se distingue par son approche agnostique, compatible nativement avec 



Niché au cœur des vignobles nantais, à Haute-Goulaine, SkyLab Center est un centre de formation flambant neuf dédié à la chirurgie, mais pas que… Une partie de son infrastructure au sein de ses quelque 1350 m2 accueille également conférences et séminaires. Pour ses clients, Skylab Med met à disposition des laboratoires d’anatomie les plus en pointe, tandis que Skylab Event propose des espaces modulables avec vue sur les vignobles alentour. Ici tout a été pensé pour l’entreprise et la formation : proximité immédiate avec l’aéroport et la gare de Nantes, et une infrastructure audiovisuelle permettant de répondre à bien des besoins.
Premier centre à accueillir des formations chirurgicales en France, c’est en son laboratoire qui compte une vingtaine de tables de chirurgie que les chirurgiens-experts transmettent à leurs confrères les compétences nécessaires visant à obtenir une certification pour un matériel ou une technique opératoire. Et c’est ici qu’intervient la prise de vue, celle des gestes effectués sur des « pièces anatomiques », dont le service audiovisuel du SkyLab Center a la charge de retransmettre en local, mais aussi sous forme de fichiers aux fournisseurs d’équipement médical pour un usage futur.
Au vu de ces contraintes, la solution proposée par Magic Hour repose sur une colonne mobile de prise de vue et son moniteur directement connectée sur le réseau audiovisuel de SkyLab Center. « Le système est simple, mais il fallait y penser , » note Yann Dereuddre. « Nous avons proposé une paluche d’une très bonne résolution qui puisse en plus du SDI fonctionner a minima en HDMI afin d’être connectée à une station 