Le Service d’exploitation technique de l’Institut national de l’audiovisuel passe à la vitesse supérieure avec Quantum et Magic Hour

Le S.E.T, en charge de l’activité de numérisation et de restauration de l’Institut, se pare d’un nouveau SAN Quantum hautes performances déployé et intégré par Magic Hour.

À l’Institut National de l’Audiovisuel, exigence et expertise sont les maîtres mots. Du conseil à la formation, en passant par l’innovation, mais aussi au regard de la prime mission de l’Institut : la sauvegarde et la conservation du patrimoine audiovisuel français.

Maillon essentiel de cette mission patrimoniale, le Service d’exploitation technique, le S.E.T., prend en charge « la numérisation et la restauration 2 et 4K » tel le souligne son responsable technique, Jean-Pierre Peltier. Un service aguerri à cette charge depuis 1999, date des débuts du premier plan de sauvegarde et de numérisation.

Restauration 2 et 4K

« Au S.E.T., nous sommes aujourd’hui dans une phase de re-numérisation et de restauration des supports films en 2 et 4K. La numérisation du fonds SD ayant été achevée à l’issue du 1er plan de sauvegarde en 2016, » (cf. encadré) souligne Jean-Pierre Peltier.

Une numérisation et une restauration 2K pour ce qui est des supports 16 mm, notamment les téléfilms, et 4K pour les supports 35 mm, tous effectués sur des scanners Lasergraphics Director 4K.

« Les supports films se doivent de suivre la logique de l’évolution technologique, mais aussi celle de la conservation dans un format très qualitatif paré pour l’avenir ; sans négliger la possibilité de valorisation de ce patrimoine. Pour remplir cette mission dans les meilleures conditions, poursuit Jean-Pierre Peltier, l’architecture de notre ancien SAN, à mesure de ses évolutions, ne nous permettait plus d’œuvrer dans des conditions optimales, notamment en termes de nombre de postes collaboratifs, mais également en termes de performances et de connectivité. »

 

Un SAN ultra-performant

Chez Magic Hour, François Lefebvre, architecte solutions, a imaginé selon les recommandations du cahier des charges rédigé par l’Ina, un SAN optimisé visant à fluidifier le travail 2K et 4K, à accroître les capacités collaboratives, et à consolider la sécurité des données.

« Nous avons ainsi proposé un projet d’intégration clé en main, précise-t-il, basé sur une solution Quantum StorNext et du stockage Quantum QXS, et reposant sur de nouveaux réseaux Fiber Channel 16 Gb/s et Ethernet 1, 10 et 40 Gb/s. » 

Furent également réintégrés des éléments existants, telle la bibliothèque LTO-7 Quantum Scalar i500, destinée à de l’archivage temporaire.

 

 

Connectivité et performances accrues


Ce sont aujourd’hui 26 clients raccordés au nouveau SAN de 360 To nets (432 To bruts) — dont 5 cinq clients auparavant non reliés pour des questions de limitation de connectivité.

« On retrouve 7 machines dédiées au 4K, et 14 au 2K. Parmi celles-ci, les deux scanners Lasergraphics Director 4K pour les films 16 et 35 mm et les stations Protools associées, 5 stations de restauration Phoenix (Digital Vision) et Diamant (HS-Art), 3 stations d’étalonnage Resolve, et un ensemble de postes de montage-assemblage sous Resolve, Eidus et Final Cut Pro, » précise Françoise Lefebvre.

Sans oublier les stations connexes de supervision, de visionnage, et de relecture des PAD. Afin de tirer le meilleur parti de l’ensemble des éléments du workflow, s’est imposée la mise à jour générale des applicatifs des postes clients, des systèmes d’exploitation, et la mise à niveau des clients StorNext pour la connexion au SAN. Cette nouvelle architecture a permis d’atteindre une bande passante de 24 Go/s durant la phase de test opérée à la fin de la mise en service de l’ensemble.Soit un débit compris entre 20 et 22 Go/s dans des conditions d’utilisation au quotidien”, conclut François Lefebvre. Et, au-deçà des 18 Go/s exigés par le cahier des charges. Mission accomplie

 

 


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